Dans de nombreux pays, les frais de scolarité explosent et rendent les études à l’étranger presque inaccessibles pour les étudiants venant d’Afrique ou d’autres pays en développement. Pourtant, certains systèmes publics d’enseignement supérieur restent très abordables, voire gratuits pour les étudiants internationaux, surtout dans les universités publiques et avec l’appui de bourses ciblées.
L’objectif de ce guide est de présenter 10 pays où il est réaliste de parler d’« études gratuites à l’étranger » ou « presque gratuites », grâce à des frais très faibles, des politiques publiques favorables et des bourses internationales.
1. Allemagne : la référence des universités publiques gratuites
Pourquoi les études y sont peu coûteuses
La plupart des universités publiques allemandes ne facturent pas de frais de scolarité pour les étudiants, quelle que soit leur nationalité, aussi bien en licence qu’en master. Les étudiants paient uniquement une « contribution semestrielle » (frais administratifs, services étudiants, parfois transport) d’environ 100 à 400 euros par semestre.
Frais moyens pour étudiants internationaux
- Frais de scolarité dans la majorité des Länder : 0 euro à l’université publique.
- Contribution semestrielle : 100–400 euros par semestre.
- Exceptions : le Land de Bade-Wurtemberg facture environ 1 500 euros par semestre aux étudiants hors UE, et certaines universités comme la TU Munich ont introduit des frais allant jusqu’à 2 000–6 000 euros par semestre pour les non-Européens.
Conditions et langue
Beaucoup de licences sont en allemand, mais l’offre de masters enseignés en anglais est très large, surtout en sciences, ingénierie, informatique et management. Il est souvent demandé : diplôme précédent reconnu (via Uni-Assist dans certains cas), niveau B2 en allemand pour les programmes germanophones ou IELTS/TOEFL pour les programmes en anglais.
Bourses disponibles
Bourses du DAAD (Office allemand d’échanges universitaires) pour licences, masters et doctorats, souvent avec allocation mensuelle. En combinant université gratuite et bourse DAAD, il est possible d’étudier en Allemagne presque sans frais réels de scolarité, ce qui en fait l’un des meilleurs « pays d’études pas chères » pour les étudiants africains.
2. France : des frais publics très bas et de fortes bourses
Pourquoi les études y sont peu coûteuses
En France, les frais des diplômes nationaux dans les universités publiques sont fixés au niveau national : licence, master, doctorat restent parmi les moins chers d’Europe. Même si des frais différenciés plus élevés existent théoriquement pour les étudiants extra‑européens, de nombreuses universités appliquent des exonérations partielles ou totales pour aligner les frais des non‑EU sur ceux des étudiants français.
Frais moyens en universités publiques
Pour l’année 2025‑2026, les frais annuels fixés par l’État dans les universités publiques sont les suivants :
- Licence : environ 178 euros par an.
- Master : environ 254 euros par an.
- Doctorat : environ 397 euros par an.
Certaines écoles d’ingénieurs publiques sont plus chères (environ 2 613 euros par an), mais restent très compétitives par rapport à d’autres pays.
Conditions et langue
Les formations sont majoritairement en français, mais l’offre de masters en anglais augmente, surtout en sciences, économie, ingénierie et relations internationales. Les étudiants internationaux doivent généralement : prouver un niveau B2 en français (TCF/DELF/DALF) pour les cursus francophones, ou fournir un test d’anglais pour les programmes anglophones, et passer par Campus France pour la procédure de candidature dans de nombreux pays.
Bourses disponibles
Bourse d’excellence Eiffel (France Excellence Eiffel) pour masters et doctorats, avec allocation mensuelle (1 200 à 2 100 euros), prise en charge partielle des frais et du voyage, ciblant notamment les candidats des pays en développement.
Avec des frais officiels très bas, plus la possibilité de bourses françaises et d’exonérations, « étudier en Europe gratuitement » est une réalité partielle pour beaucoup d’étudiants internationaux en France.
3. Autriche : universités publiques très abordables
Pourquoi les études y sont peu coûteuses
L’Autriche dispose d’un système universitaire public largement financé par l’État, avec des frais strictement encadrés et souvent symboliques. Les universités publiques appliquent les mêmes règles partout, ce qui donne une très bonne visibilité sur le coût des études.
Frais moyens pour non‑UE
- Étudiants autrichiens et UE/EEE : études gratuites dans les délais réglementaires, uniquement un petit frais de 20–25 euros par semestre pour l’adhésion à l’union étudiante.
- Étudiants hors UE/EEE : environ 726,72 euros par semestre dans les universités publiques, soit environ 1 450 euros par an, plus le petit frais de 20–25 euros. Certaines universités publient des listes de pays en développement dont les ressortissants peuvent être exonérés de ces frais et payer uniquement la contribution étudiante.
Conditions et langue
Une grande partie des programmes de licence est en allemand, mais la majorité des masters internationaux est proposée en anglais, notamment à Vienne, Graz ou Innsbruck. Il faut généralement un bac reconnu, une preuve de niveau de langue (allemand B2 ou anglais B2) et, pour certains programmes, des critères supplémentaires (portfolio, test d’entrée).
Bourses disponibles
Les étudiants de pays en développement peuvent viser des bourses autrichiennes ou européennes, mais l’atout principal reste le niveau très bas des frais publics, qui en fait un pays d’« études pas chères » en Europe.
4. République tchèque : gratuité si vous étudiez en tchèque
Pourquoi les études peuvent être gratuites
En République tchèque, la loi prévoit que les programmes en langue tchèque dans les universités publiques sont gratuits pour tous les étudiants, quelle que soit leur nationalité, tant qu’ils restent dans la durée standard du cursus. Les frais ne concernent alors que certains coûts administratifs, les tests d’entrée ou les dépassements de durée d’études.
Frais et programmes en anglais
- Programmes en tchèque dans les universités publiques : pas de frais de scolarité pour tous les étudiants.
- Programmes en anglais ou autres langues : frais variables mais souvent inférieurs à ceux de l’Europe de l’Ouest, à partir d’environ 2 000 euros par an.
Conditions et langue
Pour bénéficier de la gratuité, il faut maîtriser le tchèque (généralement niveau B2 ou plus) et réussir les examens d’entrée. De nombreuses universités proposent des cours préparatoires intensifs d’un an pour apprendre le tchèque avant d’intégrer la licence ou le master.
Bourses disponibles
Bourses du gouvernement tchèque pour étudiants de pays en développement (dont Nigeria, Ethiopie, Rwanda, Zambie, etc.) couvrant là encore études en tchèque (avec année préparatoire) ou certains masters/doctorats en anglais.
Pour un étudiant africain prêt à apprendre le tchèque, la République tchèque permet véritablement d’« étudier à l’étranger gratuitement » dans des universités reconnues comme Charles University ou la Czech Technical University.
5. Pologne : combiner faibles frais et bourses NAWA
Pourquoi les études y sont abordables
La Pologne est devenue l’un des pays les plus attractifs d’Europe centrale grâce à des frais raisonnables et un coût de la vie nettement inférieur à celui de l’Europe occidentale. Les programmes en polonais dans les universités publiques peuvent être gratuits pour certaines catégories, tandis que les cursus en anglais restent à des niveaux très compétitifs.
Frais moyens pour étudiants internationaux
- Programmes en anglais : environ 2 000 à 6 000 euros par an dans les universités publiques, selon le domaine et l’établissement.
- Programmes en polonais dans le public : certains étudiants (UE, carte de Polonais, etc.) étudient gratuitement ; les autres payent en général autour de 2 000 euros par an.
Bourses gouvernementales pour pays en développement
Programme NAWA « Banach » : bourse pour master à temps plein, en polonais ou en anglais, offrant une allocation mensuelle (environ 2 500 PLN), exonération totale des frais dans les universités publiques, billet d’avion et parfois cours préparatoire de polonais. Ce programme vise explicitement des pays en développement, dont plusieurs pays africains et latino‑américains, ce qui en fait une opportunité très intéressante pour étudier presque gratuitement en Europe.
6. Norvège : transition vers un nouveau modèle mais toujours très attractive
Situation des frais de scolarité
La Norvège était longtemps célèbre pour ses universités publiques entièrement gratuites pour tous, y compris les étudiants hors UE. En 2023, des frais ont été introduits pour les étudiants extra‑européens, puis en 2025 le gouvernement a supprimé l’obligation nationale de facturer des frais, laissant à chaque établissement le choix de faire payer ou non les étudiants internationaux.
Résultat : certains programmes restent gratuits, notamment en norvégien, tandis que d’autres facturent des frais pouvant atteindre 15 000 à 34 000 euros par an pour les non‑UE.
Conditions et langue
Beaucoup de masters en anglais existent, en particulier dans les domaines des sciences, de l’énergie, de l’ingénierie ou des sciences sociales, mais la gratuité est plus souvent maintenue pour les programmes en norvégien. Il est donc crucial de vérifier, université par université, si le programme choisi reste sans frais ou non.
Bourses
Les bourses nationales spécifiques aux non‑UE restent limitées ; il faut surtout viser des bourses institutionnelles, des programmes Erasmus+ ou d’autres financements externes. Malgré la transition en cours, la Norvège continue d’être un pays à considérer, surtout si vous acceptez d’apprendre le norvégien ou ciblez des programmes encore exemptés de frais.
7. Argentine : universités publiques gratuites pour tous
Pourquoi les études y sont presque gratuites
L’Argentine a une tradition de gratuité de l’enseignement public, inscrite dans la loi : les universités publiques ne facturent pas de frais de scolarité au niveau licence, y compris pour les étudiants internationaux. Cela concerne des institutions prestigieuses comme l’Université de Buenos Aires (UBA) ou l’Université Nationale de Córdoba.
Frais et coût de la vie
- Licence dans une université publique : frais de scolarité = 0 peso, pour les Argentins comme pour les étrangers.
- Masters et doctorats : frais relativement bas, avec des montants qui peuvent commencer autour de 3 300 ARS par an, bien en dessous des standards internationaux.
Le coût de la vie peut être très variable en fonction de la situation économique, mais pour les étudiants disposant de devises fortes, l’Argentine reste l’un des pays les plus abordables du continent.
Conditions et langue
Les cours sont majoritairement en espagnol ; il faut donc viser un niveau au moins B2 pour suivre les enseignements. Les procédures d’admission peuvent inclure une année introductive (CBC à l’UBA) ou des examens d’entrée dans d’autres universités publiques.
Bourses
Des bourses existent via des programmes comme Mente Argentina ou certaines écoles de commerce, mais l’atout majeur reste la gratuité des universités publiques.
8. Brésil : grandes universités publiques gratuites
Universités publiques gratuites
Les meilleures universités brésiliennes sont en grande majorité publiques (fédérales ou d’État) et ne facturent pas de frais de scolarité, y compris pour les étudiants internationaux, l’accès se faisant par concours d’entrée très sélectifs. Cela offre un accès à des institutions de grande qualité pour un coût académique nul, ce qui est rare sur le continent.
Conditions et langue
Les cours sont en portugais, et l’admission passe souvent par l’examen national (ENEM) ou des concours propres à chaque université. Il est donc fortement recommandé de suivre des cours de portugais et de se préparer aux modalités d’admission locales.
Bourses
Certaines universités brésiliennes offrent des bourses partielles ou des exonérations à des étudiants internationaux, en plus de la gratuité déjà existante dans le public. Le Brésil reste ainsi un « pays d’études pas chères » pour ceux qui acceptent la barrière de la langue et la difficulté des concours.
9. Mexique : frais symboliques dans les grandes universités publiques
Pourquoi les études y sont peu coûteuses
Au Mexique, plusieurs grandes universités publiques comme l’UNAM ou l’IPN proposent des frais de scolarité extrêmement bas, parfois purement symboliques, pour les étudiants nationaux, avec des montants légèrement plus élevés mais encore abordables pour les internationaux.
Frais moyens pour étudiants internationaux
- À l’UNAM, l’IPN ou l’UAM : la scolarité est largement subventionnée ; certains étudiants rapportent des frais de quelques centimes à quelques dizaines de dollars par semestre, même si les internationaux peuvent payer davantage.
- Globalement, les universités publiques facturent souvent aux étudiants étrangers entre 10 000 et 80 000 MXN par semestre (environ 500 à 4 000 USD), ce qui reste très inférieur aux frais américains ou européens.
Conditions et langue
Les programmes sont majoritairement en espagnol, même si quelques cursus en anglais apparaissent progressivement. Il faut généralement un bac reconnu, des relevés de notes, parfois un examen d’entrée, et un niveau B2 en espagnol pour suivre les cours.
Bourses
Des bourses existent via des programmes régionaux ou nationaux, mais le principal avantage est le coût très bas de l’université publique mexicaine, ce qui permet de se concentrer sur le financement du billet d’avion et du coût de la vie.
10. Taïwan : bourses complètes pour transformer des études payantes en études quasi gratuites
Un système payant mais fortement boursier
Les universités taïwanaises ne sont pas gratuites, mais le pays a mis en place un ensemble de bourses gouvernementales et universitaires qui peuvent couvrir la totalité ou la quasi‑totalité des frais de scolarité, plus une allocation mensuelle.
Bourses principales pour étudiants internationaux
- MOE Taiwan Scholarship : couvre les frais de scolarité et dépenses connexes jusqu’à 40 000 NTD par semestre, plus une allocation mensuelle de 15 000 NTD pour les licences et 20 000 NTD pour les masters et doctorats.
- TaiwanICDF Scholarship : bourse complète (vol, logement, frais de scolarité, allocation mensuelle) pour des programmes ciblés, très intéressante pour les étudiants de pays partenaires, y compris africains.
Ces programmes permettent à un étudiant de transformer des études payantes en études pratiquement gratuites, si la bourse est obtenue.
Conditions et langue
Taïwan propose à la fois des programmes en chinois mandarin et de nombreux masters/doctorats entièrement en anglais dans les domaines des sciences, de l’ingénierie, des TIC et des sciences sociales. Les candidatures aux bourses se font via les ambassades/bureaux de représentation de Taïwan, en parallèle d’une candidature universitaire classique.
Europe, Asie, Amérique latine : quel continent choisir ?
Europe : la meilleure densité d’« universités gratuites »
Des pays comme l’Allemagne, la France, l’Autriche, la République tchèque et la Pologne offrent un excellent rapport qualité/prix : soit la gratuité (Allemagne, Tchéquie) soit des frais très bas (France, Autriche, Pologne) dans des universités très bien classées. Pour un étudiant africain visant « étudier en Europe gratuitement », la stratégie typique consiste à cibler les universités publiques de ces pays, avec bourse DAAD, Eiffel, NAWA ou bourses tchèques.
Asie : bourses complètes et programmes en anglais
Des pays comme Taïwan misent sur les bourses complètes ou semi‑complètes pour attirer des talents internationaux, avec de nombreux cursus en anglais. C’est une bonne option si vous visez des domaines STEM, technologies ou sciences sociales dans des environnements très internationalisés.
Amérique latine : vraie gratuité mais exigence linguistique
L’Argentine, le Brésil et, dans une moindre mesure, le Mexique permettent réellement d’étudier quasiment sans frais de scolarité, mais il faut un bon niveau d’espagnol ou de portugais et accepter des systèmes d’admission parfois complexes (concours, années préparatoires). Ces pays deviennent très attractifs lorsque le coût de la vie y est favorable pour les étudiants disposant d’un budget en devise forte.
Conseils pratiques pour postuler et maximiser vos chances
1. Bien choisir la langue d’études
- Si vous visez la gratuité stricte (0 frais) : privilégiez l’allemand (Allemagne), le tchèque (République tchèque), le polonais (Pologne, via les programmes gratuits), ou l’espagnol/portugais pour l’Amérique latine.
- Si vous préférez étudier en anglais : ciblez les masters internationaux en Allemagne, France, Autriche, Pologne, Norvège et Taïwan, où le coût reste faible ou couvert par bourses.
2. Préparer les documents tôt
En général, les universités demanderont :
- Diplômes et relevés de notes traduits et légalisés.
- CV académique, lettre de motivation et éventuellement projet de recherche (surtout pour les masters/doctorats).
- Preuve de langue (IELTS/TOEFL pour l’anglais, test officiel pour l’allemand, le français, le polonais, etc.).
Commencez au moins 6 à 12 mois avant la rentrée visée pour respecter les délais, notamment pour les bourses comme Eiffel, DAAD ou NAWA.
3. Candidature aux bourses internationales
- Étudier en Europe gratuitement : ciblez DAAD (Allemagne), Eiffel et autres bourses françaises, NAWA Banach (Pologne), bourses gouvernementales tchèques.
- Asie : MOE Taiwan Scholarship, TaiwanICDF, bourses universités taïwanaises.
Lisez toujours les critères d’éligibilité (âge, pays éligibles, niveau d’études, domaine) et respectez scrupuleusement les formats demandés (longueur des lettres, formulaires en ligne, documents PDF).
4. Anticiper le visa étudiant
Quel que soit le pays ciblé, prévoyez :
- Preuve d’admission dans une université ou d’obtention de bourse.
- Preuve de moyens financiers pour couvrir la vie quotidienne (un montant mensuel ou annuel minimum est souvent exigé, par exemple 560 euros/mois en Finlande ou 9 600 euros/an pour certains programmes).
Les délais consulaires peuvent être longs ; déposez votre demande de visa dès la réception de la lettre d’admission ou de la notification de bourse.
5. Budget global : penser au coût de la vie
Même avec des universités gratuites, vous devrez financer : logement, nourriture, transport, assurance, matériel, etc.
- En Europe centrale (Pologne, Tchéquie), il est possible de vivre avec 500–800 euros par mois selon la ville.
- En Allemagne ou en France, comptez plutôt 700–1 200 euros par mois.
- En Argentine ou au Brésil, le coût de la vie peut être très avantageux pour les étudiants ayant un revenu en devise forte, mais sujet à l’inflation.
Conclusion : transformer votre rêve d’études à l’étranger en projet réaliste
Étudier presque gratuitement à l’étranger n’est pas un mythe : en combinant universités publiques à frais réduits, programmes dans la langue locale et bourses internationales, un étudiant africain ou venant d’un pays en développement peut réellement accéder à des études de licence, master ou doctorat dans des systèmes d’enseignement parmi les meilleurs du monde.
La clé est de bien cibler les pays où les universités sont gratuites ou très peu chères (Allemagne, France, Autriche, Tchéquie, Pologne, Norvège dans certains cas, Argentine, Brésil, Mexique, Taïwan avec bourses), puis de préparer une stratégie de candidature solide, étape par étape.
Pour aller plus loin et trouver des bourses internationales adaptées à votre profil (licence, master, doctorat), consultez régulièrement les offres publiées sur portailbourses.com, où vous trouverez des fiches détaillées, des guides de candidature et des conseils pratiques pour maximiser vos chances.





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