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Le Canada manque d’éducateurs de la petite enfance : comment se former et trouver un emploi ?

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Le Canada manque d’éducateurs de la petite enfance
Le Canada manque d’éducateurs de la petite enfance

Le Canada a besoin de personnel qualifié dans les garderies et les centres de la petite enfance. Selon Statistique Canada, 86,4 % des services de garde en centre ont déclaré avoir rencontré des difficultés à pourvoir leurs postes vacants en 2024. Le manque de candidats suffisamment formés et expérimentés constitue l’un des principaux obstacles au recrutement.

Pour les personnes qui souhaitent devenir éducatrices ou éducateurs de la petite enfance au Canada, plusieurs parcours existent : diplôme collégial de deux ans en Ontario, formation de trois ans au Québec, programmes de perfectionnement ou reconnaissance d’un diplôme obtenu à l’étranger. Les perspectives d’emploi sont favorables dans plusieurs provinces, mais l’accès à la profession dépend des qualifications et des règles locales.

Voici les formations reconnues, les salaires, les établissements qui proposent des programmes en français et les démarches à entreprendre pour trouver un emploi, notamment lorsqu’on réside encore à l’étranger.

Pourquoi le Canada recherche-t-il des éducateurs de la petite enfance ?

Le Canada développe depuis plusieurs années son réseau de services de garde éducatifs afin d’augmenter le nombre de places accessibles aux familles. Cette politique nécessite non seulement des infrastructures, mais aussi du personnel capable d’encadrer les enfants et d’assurer leur développement dans un environnement sécuritaire.

Dans son Enquête canadienne sur la prestation de services de garde, 2024, publiée en mars 2025, Statistique Canada indique que :

  • 86,4 % des services de garde en centre ont eu des difficultés à pourvoir des postes vacants.
  • 66,7 % ont signalé le manque de compétences nécessaires chez les candidats.
  • 62,3 % ont mentionné un nombre insuffisant de candidats disponibles.
  • 53,3 % ont évoqué le manque d’expérience professionnelle pertinente.

Ces chiffres décrivent les difficultés de recrutement observées en 2024, et non le nombre actuel de postes vacants. Ils montrent néanmoins que la demande ne concerne pas uniquement le nombre de travailleurs disponibles : les employeurs recherchent surtout des personnes possédant les compétences nécessaires.

Le gouvernement fédéral poursuit ses efforts. Le 10 août 2026, il a annoncé une initiative pouvant atteindre 5,4 millions de dollars canadiens jusqu’au 31 mars 2027 pour soutenir le recrutement et la rétention des professionnels de la petite enfance, notamment par l’amélioration des normes professionnelles et des outils d’information sur le marché du travail.

Cette initiative accompagne l’expansion des services de garde. Elle ne constitue toutefois pas un programme de recrutement direct de travailleurs étrangers.

Dans quelles provinces trouve-t-on le plus de possibilités d’emploi ?

Les besoins ne sont pas identiques partout au Canada. La Banque d’emplois du gouvernement fédéral publie des perspectives d’emploi pour chaque province et chaque région, en utilisant la catégorie professionnelle CNP 42202 : éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/aides-éducatrices de la petite enfance.

Pour la période 2025-2027, les perspectives provinciales sont notamment les suivantes :

ProvincePerspectives 2025-2027
Nouvelle-ÉcosseTrès bonnes
OntarioBonnes
Nouveau-BrunswickBonnes
AlbertaBonnes
QuébecModérées
Colombie-BritanniqueModérées

Source : Banque d’emplois du Canada, perspectives d’emploi pour les éducateurs et aides-éducateurs de la petite enfance, 2025-2027.

La Nouvelle-Écosse se distingue par des perspectives jugées très bonnes. L’Ontario et le Nouveau-Brunswick présentent également des possibilités intéressantes, notamment dans les services de garde et certains établissements scolaires.

Au Québec, les perspectives sont classées comme modérées à l’échelle provinciale, mais les besoins en personnel qualifié restent importants dans certains centres de la petite enfance (CPE) et certaines garderies. La situation peut varier sensiblement d’une région à l’autre.

Un conseil : ne limitez pas vos recherches à Montréal, Toronto ou Vancouver. Les petites villes et les régions moins densément peuplées peuvent aussi présenter des besoins de recrutement. Il faut cependant vérifier les offres réelles, les conditions salariales et les possibilités de logement avant de choisir une destination.

Quel diplôme faut-il pour devenir éducateur de la petite enfance au Canada ?

La première distinction à comprendre concerne le métier d’éducateur qualifié et celui d’aide-éducateur. Les deux fonctions appartiennent à la catégorie CNP 42202, mais elles ne donnent pas nécessairement accès aux mêmes responsabilités.

Le diplôme collégial en éducation de la petite enfance

En Ontario, le parcours le plus courant consiste à suivre un programme collégial de deux ans en éducation de la petite enfance. Il comprend généralement quatre semestres et mène à un diplôme d’études collégiales de l’Ontario.

Les étudiants apprennent notamment à :

  • Comprendre le développement physique, cognitif, affectif et social des enfants.
  • Concevoir des activités éducatives adaptées à leur âge.
  • Observer les besoins individuels et accompagner les apprentissages.
  • Communiquer avec les parents et les familles.
  • Appliquer les règles de santé, de sécurité et de protection de l’enfance.
  • Travailler au sein d’équipes éducatives.

La formation comporte habituellement des stages pratiques. Selon les établissements, une vérification des antécédents judiciaires, un certificat de secourisme, une formation en réanimation cardiorespiratoire et certains documents médicaux peuvent être exigés pour participer aux stages.

Après l’obtention du diplôme, les personnes souhaitant exercer sous le titre réglementé d’éducateur de la petite enfance en Ontario doivent s’inscrire à l’Ordre des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance.

Le DEC et l’AEC en techniques d’éducation à l’enfance au Québec

Le Québec propose plusieurs parcours, dont deux formations collégiales particulièrement importantes.

Le diplôme d’études collégiales (DEC) en techniques d’éducation à l’enfance dure normalement trois ans à temps plein. Il permet d’acquérir les compétences requises pour exercer comme éducatrice ou éducateur qualifié dans un service de garde éducatif.

L’attestation d’études collégiales (AEC) en techniques d’éducation à l’enfance constitue une autre voie. Selon le gouvernement québécois, elle dure au maximum deux ans, mais doit être jumelée à 4 992 heures d’expérience qualifiante pour mener à la qualification professionnelle.

Cette différence est essentielle : obtenir une AEC ne signifie pas automatiquement être reconnu comme éducateur qualifié.

Le Québec propose également une formation d’initiation de 90 heures, intitulée « Premiers pas vers l’éducation à la petite enfance ». Elle peut préparer à des fonctions non qualifiées ou d’aide-éducateur, mais ne remplace pas un DEC ou le parcours complet de qualification.

Les formations et les établissements participants sont présentés sur le site officiel du gouvernement du Québec.

Peut-on commencer comme aide-éducateur sans diplôme collégial ?

Oui, certaines fonctions d’aide-éducateur sont accessibles avec des exigences scolaires moins élevées. D’après la Banque d’emplois, les employeurs demandent généralement la fin des études secondaires, une expérience auprès des enfants et, selon les postes, une formation complémentaire.

Mais il faut distinguer l’accès à un emploi d’assistance et l’obtention du statut d’éducateur qualifié. Les exigences varient entre les provinces et selon les établissements.

Au Québec, il est notamment possible d’occuper certains postes d’éducateur non qualifié ou d’aide-éducateur. Cette expérience peut servir de première étape avant une formation reconnue.

Où suivre une formation en éducation de la petite enfance en français ?

Il n’est pas indispensable de suivre une formation en anglais. Plusieurs établissements canadiens proposent des diplômes en français, particulièrement au Québec et en Ontario.

La Cité : un diplôme de deux ans à Ottawa

Le Collège La Cité, en Ontario, propose un programme d’Éducation en services à l’enfance d’une durée de deux ans, dispensé sur campus à Ottawa.

La formation prépare à travailler dans les centres éducatifs et les services à l’enfance auprès des enfants de 0 à 12 ans. Elle comprend des activités pratiques et des stages permettant de développer les compétences professionnelles attendues.

Une bonne connaissance de l’anglais est souhaitable, car certains stages peuvent se dérouler dans des environnements bilingues.

Attention aux admissions : au 17 octobre 2026, La Cité indique que les demandes d’admission des candidats internationaux pour l’année scolaire 2027-2028 ne sont pas encore ouvertes. Les candidats peuvent consulter la page du programme pour connaître les prochaines dates.

Le Collège Boréal : des formations dans plusieurs villes de l’Ontario

Le Collège Boréal offre lui aussi un programme d’Éducation en services à l’enfance menant à un diplôme collégial de l’Ontario.

La formation dure deux ans en présentiel et est proposée sur différents campus, notamment à Sudbury, Timmins, Toronto et Windsor, selon les rentrées disponibles.

Le collège affiche des rentrées en 2027 et 2028. La disponibilité effective des places et l’ouverture des candidatures doivent être vérifiées pour chaque campus.

Il existe également une version à distance, mais le Collège Boréal précise qu’elle n’est pas accessible aux candidats internationaux. Les personnes souhaitant étudier au Canada doivent donc privilégier un parcours présentiel admissible à leur statut.

Les cégeps du Québec

Pour les personnes qui souhaitent étudier au Québec, le DEC en techniques d’éducation à l’enfance est proposé dans de nombreux cégeps.

Parmi les établissements figurant dans la liste officielle du gouvernement québécois, on trouve notamment :

  • Le Cégep de Sherbrooke.
  • Le Cégep de Sainte-Foy.
  • Le Cégep de Jonquière.
  • Le Cégep de Trois-Rivières.
  • Le Cégep du Vieux Montréal.
  • Le Cégep de l’Outaouais.

Avant de déposer une candidature, il faut consulter directement l’établissement pour connaître les conditions d’admission des étudiants étrangers, les frais applicables et les dates des prochaines rentrées.

Combien gagne un éducateur de la petite enfance au Canada ?

La rémunération dépend de la province, de l’expérience, des responsabilités, de la qualification professionnelle et de l’employeur.

Selon la Banque d’emplois du Canada, le salaire horaire médian national est de 22,30 dollars canadiens pour la catégorie des éducateurs et aides-éducateurs de la petite enfance.

Voici quelques salaires horaires médians provinciaux :

ProvinceSalaire horaire médian
Canada (ensemble du pays)22,30 $ CA
Ontario22,00 $ CA
Québec24,00 $ CA
Colombie-Britannique24,00 $ CA
Alberta19,00 $ CA

Source : Banque d’emplois du Canada, rapport sur les salaires. Données de référence 2023-2024, mises à jour le 19 novembre 2025. Les montants sont exprimés en dollars canadiens par heure, avant impôts.

Ces valeurs représentent des médianes statistiques, et non un salaire minimum garanti ou une offre d’emploi. Les éducateurs inscrits, les assistants et les responsables de services peuvent percevoir des rémunérations différentes.

Il est également important de comparer le salaire au coût du logement, aux transports et aux dépenses courantes de la région visée. Un poste offrant un salaire horaire plus élevé n’est pas nécessairement plus avantageux si le coût de la vie y est beaucoup plus important.

Peut-on devenir éducateur au Canada avec un diplôme étranger ?

Oui, mais la reconnaissance du diplôme doit être examinée selon la province. Un diplôme d’éducateur, de petite enfance, de psychologie ou de sciences de l’éducation obtenu à l’étranger ne donne pas automatiquement le droit d’exercer sous un titre professionnel réglementé au Canada.

En Ontario

Les titulaires de diplômes étrangers peuvent demander une évaluation individuelle auprès de l’Ordre des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance.

L’organisme examine la formation suivie et les éléments du parcours professionnel afin de déterminer si la personne satisfait aux exigences d’inscription. Selon le résultat, des démarches supplémentaires peuvent être nécessaires.

Au Québec

Les personnes ayant obtenu leur diplôme hors du Canada doivent généralement commencer par une évaluation comparative des études effectuées hors du Québec, avant de faire évaluer leur qualification professionnelle auprès du Service québécois de certification du personnel éducateur de la petite enfance.

Cette évaluation peut aboutir à une reconnaissance de qualification ou à une prescription indiquant les cours ou l’expérience professionnelle qu’il reste à acquérir.

Le gouvernement québécois prévoit également des formations d’appoint adaptées à certains diplômes étrangers, notamment dans des domaines liés à la psychologie, à l’éducation et au développement de l’enfant.

En Colombie-Britannique

La province exige une certification auprès du Early Childhood Educator Registry pour travailler comme éducateur ou assistant dans les établissements de garde agréés visés par la réglementation.

La province dispose de procédures destinées aux personnes formées à l’étranger. En 2026, elle a également annoncé des mesures facilitant l’évaluation de certaines certifications et expériences professionnelles internationales.

Dans tous les cas, la reconnaissance professionnelle et le droit de travailler au Canada sont deux démarches distinctes. Obtenir une certification ne dispense pas un ressortissant étranger des exigences d’immigration.

Comment trouver un emploi dans la petite enfance au Canada ?

La Banque d’emplois constitue un point de départ pour consulter les possibilités de recrutement et connaître les conditions des postes proposés.

Le portail officiel destiné aux candidats étrangers permet de rechercher les offres publiées par des employeurs qui recrutent à l’international.

Pour effectuer une recherche pertinente, utilisez plusieurs intitulés de postes :

  • Éducateur ou éducatrice de la petite enfance.
  • Aide-éducateur ou aide-éducatrice de la petite enfance.
  • Early Childhood Educator (ECE).
  • Early Childhood Educator Assistant.
  • Registered Early Childhood Educator (RECE), en Ontario.

Vous pouvez ensuite sélectionner la province et examiner les offres correspondant à votre formation.

Les étapes à suivre pour postuler depuis l’étranger

  1. Choisissez une province. Vérifiez les perspectives d’emploi et les exigences de qualification applicables à la profession.
  2. Faites évaluer votre diplôme si nécessaire. Contactez l’organisme provincial compétent avant d’engager des dépenses importantes.
  3. Préparez votre dossier. Rassemblez un CV adapté au marché canadien, vos diplômes, relevés de notes et attestations d’expérience. Préparez les traductions requises, le cas échéant.
  4. Recherchez les employeurs ouverts aux candidatures internationales. Toutes les annonces de la Banque d’emplois ne sont pas accessibles aux personnes qui ne possèdent pas encore le droit de travailler au Canada.
  5. Vérifiez la procédure d’immigration. Une offre d’emploi ne donne pas automatiquement droit à un permis de travail. L’employeur et le candidat doivent respecter les règles applicables au programme utilisé.

Les recruteurs peuvent également exiger une vérification des antécédents judiciaires pour travailler auprès de personnes vulnérables, une formation en secourisme ou des preuves de compétences linguistiques.

Pour certains emplois impliquant un contact avec les enfants, un examen médical aux fins de l’immigration est obligatoire. Il est donc important de vérifier les éventuelles restrictions inscrites sur son permis de travail avant de commencer à exercer.

Étudiants internationaux : peut-on se former puis travailler au Canada ?

Un étudiant étranger peut envisager une formation collégiale canadienne en petite enfance, puis demander un permis de travail postdiplôme (PTPD) si son établissement, son programme et sa situation répondent aux critères d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

Le choix du programme est décisif. Un établissement d’enseignement désigné (EED) n’offre pas nécessairement des programmes tous admissibles au permis postdiplôme.

Pour les diplômés collégiaux concernés par l’exigence relative au domaine d’études, plusieurs codes de la Classification des programmes d’enseignement (CPE) liés à la petite enfance figurent parmi les domaines admissibles en 2026, notamment :

  • 13.1210 : éducation et enseignement de la petite enfance.
  • 19.0709 : services de garde d’enfants, personnel de garde et d’assistance.

Le Collège Boréal affiche notamment le code CPE 19.0709 pour son programme d’Éducation en services à l’enfance.

IRCC précise que la liste des domaines d’études admissibles est gelée pour l’année 2026. Il faut néanmoins vérifier le code exact de son programme, son établissement et l’ensemble des conditions personnelles sur le site officiel consacré à l’admissibilité au permis postdiplôme.

Pour un diplôme collégial, les règles applicables aux demandes récentes comprennent généralement une exigence linguistique minimale de niveau NCLC 5 en français ou CLB 5 en anglais, dans les quatre compétences évaluées.

Ces conditions ne signifient pas que chaque diplômé reçoit automatiquement un permis de travail.

Stages et travail pendant les études : les règles en 2026

Depuis le 1er avril 2026, les étudiants étrangers admissibles de niveau postsecondaire n’ont plus besoin d’un permis de travail coopératif distinct pour accomplir les stages pratiques obligatoires prévus dans leur programme.

Cette simplification est particulièrement pertinente pour les formations en petite enfance, qui comportent des périodes d’apprentissage en milieu professionnel. Les autres conditions d’admissibilité et les exigences sanitaires applicables aux stages restent à respecter.

Par ailleurs, les étudiants étrangers qui satisfont aux conditions d’IRCC peuvent travailler hors campus jusqu’à 24 heures par semaine pendant les sessions régulières, avec des règles différentes pendant les congés scolaires prévus.

Ce travail peut aider à financer une partie des dépenses, mais il ne remplace pas l’obligation de démontrer les ressources financières nécessaires pour obtenir un permis d’études.

Combien coûte une formation en petite enfance pour un étudiant étranger ?

Les frais de formation dépendent de l’établissement, de la province et du statut de l’étudiant.

À titre d’exemple concret, le Collège La Cité affiche pour son programme présentiel d’Éducation en services à l’enfance des frais indicatifs de 15 415,94 $ CA pour la première année 2026-2027 pour un candidat international.

Ce montant correspond aux frais publiés pour les deux premières étapes du programme, et non à la totalité des deux années. Le collège indique en outre environ 600 $ CA par année pour les livres et fournitures, auxquels s’ajoutent les dépenses personnelles, le logement et les autres frais applicables.

Les montants peuvent changer pour les rentrées suivantes.

Les étudiants peuvent rechercher les bourses proposées par leur établissement. Toutefois, les aides publiques destinées aux citoyens canadiens ou aux résidents permanents ne sont pas automatiquement accessibles aux étudiants étrangers.

Au Québec, certains programmes de qualification offrent des mesures de soutien financier. Le parcours travail-études en petite enfance, par exemple, est réservé aux personnes répondant à des critères précis, notamment de citoyenneté canadienne ou de résidence permanente.

Il faut donc vérifier l’admissibilité à chaque dispositif de financement avant de construire son budget.

Quelles possibilités pour les candidats francophones d’Afrique ?

Pour les candidats originaires de pays francophones, deux stratégies peuvent être étudiées : obtenir la reconnaissance d’une qualification professionnelle déjà acquise ou intégrer une formation canadienne reconnue.

Une possibilité particulière existe hors Québec : le Programme pilote pour les étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire (PPECFSM).

Ce programme fédéral est accessible, sous conditions, aux citoyens de plusieurs pays, dont la Tunisie, le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la République démocratique du Congo et d’autres pays admissibles.

Il concerne notamment des formations postsecondaires :

  • D’une durée d’au moins deux ans.
  • Suivies à temps plein.
  • Menant à un diplôme admissible.
  • Dont plus de la moitié des cours sont dispensés en français.
  • Offertes par un établissement participant au programme pilote.

Le Collège La Cité et le Collège Boréal figurent parmi les établissements participants. Il faut néanmoins obtenir une lettre d’acceptation indiquant expressément la participation au dispositif et confirmer que le programme, la rentrée et le campus choisis sont admissibles.

Le candidat doit notamment démontrer un niveau minimal NCLC 5 en français dans les quatre compétences et disposer des fonds exigés pour ses études et son séjour.

Pour une demande présentée à compter du 1er septembre 2026, le montant de référence pour les frais de subsistance d’une personne seule dans le groupe A, auquel appartient La Cité à Ottawa, est de 23 448 $ CA par année, hors frais de scolarité et transport.

Les étudiants participant au programme peuvent accéder à certains services d’établissement et pourraient, sous conditions, être admissibles à une voie vers la résidence permanente après leurs études. Rien n’est automatique.

Consultez les conditions officielles du programme pilote francophone avant de déposer une candidature.

Éducateur de la petite enfance : une voie vers l’immigration au Canada ?

Le métier figure parmi les professions prises en compte dans certaines voies d’immigration économique canadiennes.

Au niveau fédéral, la catégorie des professions de l’éducation dans le système Entrée express comprend les éducateurs et aides-éducateurs de la petite enfance, sous le code CNP 42202.

Selon les critères publiés par IRCC en 2026, les candidats à cette catégorie doivent notamment justifier d’au moins 12 mois d’expérience professionnelle admissible à temps plein, ou l’équivalent à temps partiel, au cours des trois dernières années, dans une profession admissible. L’expérience peut avoir été acquise au Canada ou à l’étranger.

Il faut aussi être admissible à l’un des programmes d’immigration gérés par Entrée express. Le respect des critères d’une catégorie ne garantit ni une invitation ni l’obtention de la résidence permanente.

Les conditions détaillées figurent dans la page officielle d’IRCC sur la sélection par catégorie.

Pour s’établir au Québec, la procédure est différente. La province propose notamment le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Le gouvernement québécois dispose d’une page spécifique aux éducateurs de la petite enfance souhaitant demander la résidence permanente, mise à jour le 14 octobre 2026.

Cette procédure repose notamment sur une déclaration d’intérêt dans Arrima et une éventuelle invitation à présenter une demande de sélection permanente. Le gouvernement recommande de faire examiner sa qualification professionnelle avant de déposer sa déclaration d’intérêt.

La reconnaissance d’un diplôme, l’obtention d’un emploi et la participation à une procédure de sélection restent trois démarches distinctes.

Par où commencer selon votre situation ?

Vous êtes titulaire du baccalauréat ou d’un diplôme secondaire équivalent : recherchez un DEC ou un diplôme collégial en éducation de la petite enfance. Comparez la durée, les stages, les droits de scolarité, l’admissibilité des étudiants étrangers et, si nécessaire, les possibilités de permis postdiplôme.

Vous possédez déjà un diplôme dans la petite enfance ou un domaine connexe : commencez par consulter les règles de reconnaissance des qualifications de la province qui vous intéresse. Une évaluation pourrait permettre d’éviter de reprendre une formation complète.

Vous travaillez déjà avec des enfants au Canada : renseignez-vous sur les formations complémentaires, les programmes de reconnaissance des acquis et les mesures de soutien accessibles à votre statut.

Vous résidez à l’étranger et cherchez un emploi : vérifiez d’abord votre admissibilité à la reconnaissance professionnelle et aux programmes d’immigration, puis recherchez les offres explicitement ouvertes aux candidats internationaux sur la Banque d’emplois.

Les besoins de personnel dans la petite enfance constituent une possibilité professionnelle réelle, mais le recrutement reste sélectif. Une formation reconnue, une expérience pertinente, une autorisation d’exercer lorsque celle-ci est requise et un statut d’immigration adapté sont les éléments déterminants pour transformer cette demande de main-d’œuvre en projet concret.

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