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Canada 2026 : ce qui change réellement pour les étudiants internationaux

Plusieurs mesures touchent concrètement le projet d'un candidat qui souhaite étudier au Canada en 2026.

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Canada 2026 : ce qui change réellement pour les étudiants internationaux
Canada 2026 : ce qui change réellement pour les étudiants internationaux

Entre le plafond fédéral des permis d’études, l’exemption de lettre d’attestation provinciale (LAP/LAT) pour certains étudiants de maîtrise et de doctorat, la réforme du permis de travail coopératif et les règles du PGWP, plusieurs mesures touchent concrètement le projet d’un candidat qui souhaite étudier au Canada en 2026. Certaines sont déjà en vigueur, d’autres restent des règles antérieures qui continuent simplement de s’appliquer. Ce guide fait la distinction entre les deux et explique les conséquences pratiques selon votre profil.

Ce qui change réellement en 2026

Trois mesures sont effectivement nouvelles ou entrées en vigueur au cours de l’année 2026.

Une nouvelle exemption de LAP/LAT pour la maîtrise et le doctorat dans le public

Depuis le 1er janvier 2026, les étudiants inscrits à un programme de maîtrise ou de doctorat dans un établissement d’enseignement désigné (EED) public n’ont plus besoin de joindre une lettre d’attestation provinciale ou territoriale (LAP) à leur demande de permis d’études. Cette exemption les place également hors du plafond fédéral applicable aux autres candidats. Elle ne s’applique pas aux étudiants inscrits dans un établissement privé, ni aux niveaux baccalauréat, collégial, diplôme ou certificat, qui restent soumis à la LAP/LAT et au plafond.

La disparition du permis de travail coopératif distinct

À compter du 1er avril 2026, les étudiants internationaux du postsecondaire n’ont plus besoin de demander un permis de travail distinct pour effectuer un stage obligatoire intégré à leur programme (coop, stage, praticum). Le permis d’études standard suffit désormais, à condition que le stage soit exigé par le programme d’études et que sa durée ne dépasse pas 50 % de la durée totale du programme. Cette mesure supprime une démarche administrative et des frais séparés, mais elle n’augmente pas le nombre d’heures de travail autorisées : le total des heures travaillées, stage compris, reste plafonné selon la limite applicable au travail hors campus pendant les sessions d’études.

Le gel de la liste des domaines d’études admissibles au PGWP

Depuis janvier 2026, la liste des domaines d’études permettant d’obtenir un permis de travail postdiplôme pour les diplômés de niveau collégial ou de programmes non universitaires est gelée pour toute l’année : aucun ajout ni retrait n’est prévu en 2026. Cette stabilité permet aux étudiants déjà inscrits de savoir avec certitude si leur programme reste admissible, au moins jusqu’à la prochaine révision annoncée.

Ce qui ne change pas en 2026

Malgré ces réformes, plusieurs règles structurantes restent inchangées et continuent de s’appliquer à tous les candidats.

  • L’obligation d’obtenir une lettre d’acceptation d’un établissement d’enseignement désigné (EED) avant de déposer une demande de permis d’études.
  • L’obligation de fournir une preuve de ressources financières suffisante, en plus des frais de scolarité et de voyage.
  • L’obligation de rester inscrit à temps plein et de « poursuivre activement » ses études pendant la durée du permis, sauf exceptions précises (dernière session, motifs médicaux, congé autorisé).
  • La limite de travail hors campus fixée à 24 heures par semaine pendant les sessions, en vigueur depuis novembre 2024 : cette règle n’est pas nouvelle en 2026, elle continue simplement de s’appliquer.
  • L’absence de limite d’heures pour le travail effectué sur le campus.
  • Les exigences linguistiques du PGWP (niveau CLB 7 pour les diplômés universitaires, CLB 5 pour les diplômés collégiaux), en vigueur depuis novembre 2024.
  • La règle donnant un PGWP de trois ans aux diplômés de maîtrise, quelle que soit la durée du programme, ainsi qu’aux diplômés de doctorat.
  • La fermeture définitive de la Voie d’accès aux étudiants (VÉ/SDS), effective depuis novembre 2024.

Autrement dit, l’essentiel du parcours administratif d’un étudiant international reste identique : ce sont surtout l’accès à certaines catégories (maîtrise et doctorat publics) et deux points précis de procédure (coop, liste PGWP) qui évoluent en 2026.

Tableau récapitulatif des principaux changements

MesureSituation avantSituation en 2026Étudiants concernésImpact concret
LAP/LAT pour maîtrise et doctorat publicsLAP/LAT exigée pour tous les niveaux soumis au plafondExemption depuis le 1er janvier 2026Maîtrise et doctorat dans un EED public uniquementDossier simplifié, sortie du plafond fédéral
Permis de travail coop distinctPermis de travail séparé requis pour les stages obligatoiresSupprimé depuis le 1er avril 2026, le permis d’études suffitÉtudiants postsecondaires avec stage obligatoire ≤ 50 % du programmeDémarche allégée, mais heures de travail toujours plafonnées
Liste des domaines d’études PGWPListe révisée périodiquementGelée pour toute l’année 2026Diplômés de niveau collégial/non universitaireVisibilité accrue sur l’admissibilité au PGWP
Plafond des permis d’étudesCible 2025 plus élevée408 000 permis prévus en 2026 (155 000 nouveaux, 253 000 prolongations)Tous niveaux soumis au plafondConcurrence accrue pour les places hors exemption
Travail hors campus20 heures/semaine avant nov. 202424 heures/semaine (règle antérieure à 2026, toujours en vigueur)Titulaires de permis d’études éligiblesPas de changement en 2026, simple continuité
Permis de travail ouvert du conjointAccessible à un plus grand nombre de programmes avant janvier 2025Restreint aux maîtrises de 16 mois ou plus, doctorats et certains programmes professionnels ; exclusion de la dernière session depuis mars 2026Conjoints d’étudiants concernésAccès plus restreint qu’auparavant

Le plafond fédéral des permis d’études en 2026

Pour 2026, le gouvernement fédéral prévoit de délivrer un maximum de 408 000 permis d’études, un chiffre qui inclut à la fois les nouveaux permis et les prolongations. Il est essentiel de bien distinguer ces catégories, car elles ne représentent pas la même chose pour un candidat.

  • 155 000 permis sont destinés aux nouveaux étudiants internationaux arrivant pour la première fois.
  • 253 000 permis correspondent aux prolongations accordées aux étudiants déjà présents au Canada ou qui reviennent poursuivre leurs études.

Ce total ne signifie pas que 408 000 demandes seront « acceptées au traitement » : il s’agit d’une cible de délivrance. Par ailleurs, parmi les demandes soumises à l’obligation de LAP/LAT, le nombre de demandes pouvant être acceptées pour traitement est plafonné à 309 670 sur l’ensemble de l’année. Sur ce total, environ 180 000 permis nécessitant une LAP/LAT sont répartis entre les provinces et territoires selon leur poids démographique respectif. Ces trois chiffres — permis délivrés, demandes acceptées au traitement et allocations provinciales — répondent à des logiques différentes et ne doivent pas être confondus.

Sont soumis à ce plafond et à l’obligation de LAP/LAT : les étudiants de niveau primaire et secondaire (selon les cas), baccalauréat, collégial, diplôme, certificat, ainsi que les maîtrises et doctorats dans des établissements privés. Sont exemptés depuis le 1er janvier 2026 : les étudiants de maîtrise et de doctorat inscrits dans un EED public, les élèves du primaire et du secondaire dans certains cas, les étudiants en échange scolaire, les titulaires d’un permis renouvelant dans le même établissement au même niveau, et certains groupes prioritaires ou cohortes vulnérables définis par le gouvernement.

PAL/TAL : qui doit encore l’obtenir en 2026 ?

La lettre d’attestation provinciale (LAP) ou territoriale (LAT) confirme qu’une place a été allouée au candidat dans le cadre du quota de sa province ou de son territoire de destination. Toute demande de permis d’études soumise à cette obligation et déposée sans LAP/LAT valide pour l’année d’attribution 2026 est refusée au traitement, avec remboursement des frais.

Qui doit encore l’obtenir

  • Les candidats à un baccalauréat, un programme collégial, un diplôme ou un certificat dans un EED public.
  • Les candidats à une maîtrise ou un doctorat dans un établissement privé.
  • Les candidats visés qui ne relèvent d’aucune des catégories exemptées listées ci-dessous.

Qui en est exempté

  • Les étudiants de maîtrise et de doctorat inscrits dans un EED public, depuis le 1er janvier 2026.
  • Les élèves du primaire et du secondaire, selon les cas prévus par les instructions ministérielles.
  • Les étudiants en programme d’échange scolaire.
  • Les titulaires d’un permis d’études qui prolongent leurs études dans le même établissement, au même niveau.
  • Certains groupes prioritaires et cohortes désignées vulnérables.

Le Québec fonctionne selon des modalités distinctes : les candidats souhaitant étudier dans la province doivent d’abord obtenir un certificat d’acceptation du Québec (CAQ) auprès du ministère provincial de l’Immigration, une démarche indépendante du système de LAP/LAT appliqué aux autres provinces et territoires. Il ne s’agit donc pas d’une exemption fédérale mais d’une procédure provinciale à part entière.

Important : l’exemption de maîtrise et de doctorat ne s’applique qu’aux établissements publics. Un candidat inscrit à un programme de maîtrise dans un établissement privé, même reconnu comme EED, reste soumis à l’obligation de LAP/LAT et au plafond général.

Travailler pendant ses études au Canada en 2026

Travail hors campus

La limite de travail hors campus reste fixée à 24 heures par semaine pendant les sessions d’études, une règle en vigueur depuis le 8 novembre 2024 et qui continue de s’appliquer sans changement en 2026. Un étudiant peut cumuler plusieurs emplois pour atteindre ce total, à condition de continuer à remplir les critères d’admissibilité. Pendant les congés prévus au calendrier scolaire (été, hiver), le travail à temps plein est autorisé.

Travail sur campus

Aucune limite d’heures ne s’applique au travail effectué sur le campus de l’établissement, et ce travail n’entre pas dans le calcul des 24 heures hors campus.

Stages et programmes coopératifs (coop)

Depuis le 1er avril 2026, les étudiants postsecondaires n’ont plus besoin d’un permis de travail coop distinct pour effectuer un stage obligatoire intégré à leur programme. Le permis d’études standard, assorti des conditions de travail habituelles, suffit désormais, sous réserve que le stage soit exigé par le cursus et ne dépasse pas 50 % de la durée totale du programme. Cette simplification administrative ne modifie pas le nombre d’heures de travail autorisées : le total des heures de stage et de tout autre travail hors campus reste soumis au plafond de 24 heures par semaine pendant les sessions académiques.

PGWP : permis de travail postdiplôme, les règles en 2026

Le permis de travail postdiplôme (PGWP) permet à un diplômé de travailler au Canada après ses études. Les conditions applicables dépendent essentiellement de la date à laquelle la demande initiale de permis d’études a été déposée.

Exigence linguistique

Depuis le 1er novembre 2024, tout candidat au PGWP dont la demande de permis d’études initiale a été soumise à partir de cette date doit fournir un résultat de test de langue reconnu, daté de moins de deux ans. Le niveau minimal exigé est le CLB 7 (les quatre compétences) pour les diplômés universitaires, et le CLB 5 pour les diplômés de niveau collégial ou d’un programme non universitaire. Les candidats dont la demande de permis d’études a été déposée avant le 1er novembre 2024 restent soumis aux anciennes règles.

Exigence liée au domaine d’études

Cette exigence ne concerne que les diplômés de niveau collégial, diplôme ou certificat : leur programme doit figurer sur la liste des domaines d’études admissibles, gelée pour 2026. Les diplômés d’un baccalauréat, d’une maîtrise ou d’un doctorat obtenu dans une université, quel que soit le domaine étudié, restent exemptés de cette restriction.

Durée du permis selon le niveau de diplôme

  • Programme de moins de huit mois : non admissible au PGWP.
  • Programme de huit mois à moins de deux ans : durée du PGWP égale à la durée du programme.
  • Programme de deux ans ou plus : PGWP pouvant aller jusqu’à trois ans.
  • Maîtrise, quelle que soit sa durée, et doctorat : PGWP de trois ans.

Ces règles concernent les diplômés qui obtiendront leur diplôme après avoir respecté les conditions liées à leur permis d’études pendant toute la durée de leurs études ; un manquement à l’obligation d’études à temps plein peut entraîner un refus du PGWP au moment de la demande, même après l’obtention du diplôme.

Pourquoi le choix du programme et de l’établissement est décisif

Toutes les formations ne se valent pas au regard du PGWP. Un établissement doit être un établissement d’enseignement désigné (EED) pour permettre la délivrance d’un permis d’études, mais cette désignation ne garantit pas automatiquement l’admissibilité au PGWP pour tous les programmes qu’il propose, en particulier au niveau collégial. Un candidat qui choisit un programme uniquement en fonction de son coût ou de la facilité d’admission risque de découvrir, après ses études, que son diplôme ne figure pas sur la liste des domaines admissibles au PGWP, ou que son établissement a été suspendu de la liste des EED pour non-conformité. Vérifier l’admissibilité du programme au PGWP et le statut actuel de l’établissement avant de déposer une demande de permis d’études est donc une étape déterminante, et pas seulement un détail administratif.

Provinces, territoires et Québec : des règles qui diffèrent

Le plafond fédéral des permis d’études est réparti entre les provinces et territoires sous forme d’allocations, mais chaque province gère ensuite sa propre procédure de délivrance de LAP/LAT selon ses priorités locales. Le Québec suit un système entièrement distinct : les candidats doivent obtenir un certificat d’acceptation du Québec (CAQ) délivré par le ministère provincial de l’Immigration avant de pouvoir déposer leur demande de permis d’études fédéral, une étape supplémentaire propre à cette province. Les exigences financières provinciales peuvent également différer de celles appliquées au niveau fédéral : il est donc important de vérifier séparément les critères de la province visée plutôt que de se fier uniquement aux règles fédérales générales.

Conjoint et famille : ce qui a changé

Les droits du conjoint ou partenaire de fait d’un étudiant international dépendent directement du programme d’études suivi par ce dernier. Depuis le 21 janvier 2025, seuls les conjoints des étudiants inscrits dans l’une des catégories suivantes peuvent obtenir un permis de travail ouvert :

  • Un programme de maîtrise d’une durée d’au moins 16 mois.
  • Un programme de doctorat.
  • Certains programmes professionnels précis figurant sur une liste publiée par les autorités d’immigration.

Les conjoints d’étudiants inscrits en baccalauréat, en programme collégial, en diplôme, en certificat, en école de langue, ou en maîtrise de moins de 16 mois, ne sont plus admissibles à ce permis. Une précision supplémentaire s’applique depuis mars 2026 : les conjoints d’étudiants qui se trouvent dans leur dernière session académique ne peuvent plus obtenir ni renouveler ce permis de travail, même si le programme suivi appartenait initialement à une catégorie admissible. Le permis de travail ouvert du conjoint ne peut par ailleurs jamais dépasser la date d’expiration du permis d’études de l’étudiant principal.

Coût des études et preuve de fonds en 2026

Le montant minimal de preuve de fonds exigé pour couvrir les frais de subsistance d’un candidat seul, en plus des frais de scolarité et de voyage, est fixé à 22 895 dollars canadiens depuis le 1er septembre 2025, une révision à la hausse par rapport au seuil antérieur de 20 635 dollars canadiens. Ce montant reste applicable en 2026 au niveau fédéral. Il s’agit d’un seuil minimal réglementaire : le coût réel de la vie dans des villes comme Toronto ou Vancouver dépasse généralement ce montant.

Le Québec applique des exigences financières distinctes de celles du gouvernement fédéral, et une révision à la hausse de ces montants a été annoncée pour les demandes de permis d’études destinées à cette province à compter de janvier 2026. Le montant précis exigé par le Québec doit être vérifié directement auprès du ministère provincial compétent, car il diffère du seuil fédéral et n’a pas été confirmé de façon uniforme dans les sources consultées.

Conséquences concrètes selon votre profil

Vous voulez commencer un bachelor (baccalauréat) en 2026

Vous restez soumis au plafond fédéral et à l’obligation de LAP/LAT : la concurrence pour les places allouées à ce niveau est plus forte qu’au niveau maîtrise ou doctorat, puisque ces derniers bénéficient désormais d’une exemption. Vérifiez le statut EED de l’établissement visé et assurez-vous que le montant de preuve de fonds demandé correspond au seuil fédéral actuel (22 895 CAD) ou, si vous visez le Québec, au seuil provincial en vigueur.

Vous voulez commencer un master en 2026

Si votre programme de maîtrise est proposé par un établissement public, vous êtes exempté de LAP/LAT depuis le 1er janvier 2026, ce qui simplifie votre dossier de permis d’études. Vérifiez également la durée exacte de votre programme : une maîtrise d’au moins 16 mois ouvre la possibilité d’un permis de travail ouvert pour votre conjoint, ce qui n’est pas le cas d’un programme plus court. Enfin, vérifiez que votre futur diplôme reste admissible au PGWP : les diplômes de maîtrise universitaire le sont, quel que soit le domaine, avec un PGWP de trois ans à la clé.

Vous êtes doctorant

Vous bénéficiez de la même exemption de LAP/LAT que les étudiants de maîtrise, à condition d’être inscrit dans un établissement public, ainsi que d’un traitement accéléré de certaines demandes selon le pays de dépôt. Votre conjoint est également admissible à un permis de travail ouvert, sous réserve de ne pas se trouver dans votre dernière session académique au moment de la demande. Votre PGWP futur sera de trois ans, quelle que soit la durée exacte de votre programme doctoral.

Vous êtes déjà étudiant au Canada

Si vous prolongez vos études dans le même établissement et au même niveau, vous restez généralement exempté de LAP/LAT. En revanche, si vous souhaitez changer d’établissement, vous devez, depuis janvier 2025, demander et obtenir l’approbation d’un nouveau permis d’études avant d’effectuer ce transfert : il n’est pas possible de changer d’EED avec votre permis actuel sans validation préalable. Une inscription non signalée à temps partiel, même temporaire, reste l’une des causes fréquentes de refus au moment de la demande de PGWP.

Vous voulez travailler après votre diplôme

Vérifiez, avant même de déposer votre demande de permis d’études, que le programme envisagé figure sur la liste des domaines admissibles au PGWP si vous visez un diplôme collégial, un certificat ou un programme non universitaire. Si vous visez un baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat universitaire, cette restriction ne s’applique pas, mais l’exigence linguistique (CLB 7 pour l’université, CLB 5 pour le collégial) reste obligatoire pour tous, quel que soit le domaine.

Vous êtes accompagné de votre conjoint

Vérifiez que votre programme appartient bien à une catégorie ouvrant droit à un permis de travail ouvert pour votre conjoint (maîtrise d’au moins 16 mois, doctorat, ou programme professionnel spécifique). Anticipez également la contrainte introduite en mars 2026 : la demande de votre conjoint sera refusée si elle est soumise pendant votre dernière session académique, y compris pour un renouvellement.

Calendrier des principales mesures 2026

DateMesure
8 novembre 2024Passage de la limite de travail hors campus de 20 à 24 heures par semaine (règle antérieure, toujours applicable en 2026)
1er novembre 2024Entrée en vigueur des exigences linguistiques et de domaine d’études pour le PGWP, applicables aux demandes de permis d’études soumises à partir de cette date
21 janvier 2025Restriction du permis de travail ouvert du conjoint aux maîtrises de 16 mois ou plus, doctorats et programmes professionnels sélectionnés
1er janvier 2026Entrée en vigueur du plafond annuel 2026 (408 000 permis visés) et exemption de LAP/LAT pour les maîtrises et doctorats publics
Toute l’année 2026Gel de la liste des domaines d’études admissibles au PGWP
4 mars 2026Mise à jour des instructions excluant les conjoints d’étudiants en dernière session académique du permis de travail ouvert
1er avril 2026Suppression du permis de travail coop distinct pour les stages obligatoires du postsecondaire
31 décembre 2026Fin de la période d’application des instructions fixant le plafond 2026 (309 670 demandes soumises à LAP/LAT acceptées au traitement)

Certaines évolutions restent à confirmer, notamment le montant exact de la nouvelle exigence de preuve de fonds pour le Québec et les modalités définitives d’une éventuelle réforme plus large du système d’immigration économique fédéral, actuellement en consultation. Ces éléments ne doivent pas être considérés comme des règles déjà en vigueur tant qu’ils n’ont pas été officiellement confirmés.

Conseils pratiques avant de déposer sa demande

  • Vérifiez que l’établissement visé figure bien sur la liste à jour des établissements d’enseignement désignés (EED), y compris pour les collèges privés dont le statut peut avoir changé récemment.
  • Si votre objectif est de travailler au Canada après vos études, vérifiez l’admissibilité précise de votre programme au PGWP avant de déposer votre demande de permis d’études, et pas seulement après avoir obtenu votre diplôme.
  • Déterminez si votre situation vous exempte de LAP/LAT (maîtrise ou doctorat dans un établissement public) ou si vous devez l’obtenir, en fonction du niveau et du statut public ou privé de l’établissement.
  • Si vous visez le Québec, prévoyez la démarche distincte du certificat d’acceptation du Québec (CAQ) et vérifiez les exigences financières propres à la province, qui diffèrent du seuil fédéral.
  • Calculez votre budget en tenant compte du seuil fédéral de preuve de fonds (22 895 CAD pour un candidat seul) tout en gardant à l’esprit que le coût réel de la vie dans certaines villes est plus élevé.
  • Si vous partez accompagné de votre conjoint, vérifiez la durée exacte de votre programme (seuil de 16 mois pour une maîtrise) avant de faire des projets basés sur un permis de travail ouvert pour votre conjoint.
  • Préparez vos documents (lettre d’acceptation, preuve de fonds, LAP/TAL si applicable, biométrie) suffisamment tôt, les délais de traitement pouvant varier fortement selon le pays de dépôt.
  • Ne choisissez pas une formation uniquement en fonction de son prix ou de la facilité d’admission : vérifiez systématiquement son admissibilité au PGWP et le statut de conformité de l’établissement.
  • Si vous êtes déjà au Canada et envisagez de changer d’établissement, demandez l’approbation d’un nouveau permis d’études avant d’effectuer le transfert.
  • Consultez les informations officielles les plus récentes avant de déposer votre demande, les règles pouvant continuer d’évoluer au cours de l’année.

Canada 2026 : les idées reçues à éviter

« Le Canada n’accepte plus les étudiants internationaux »

Faux. Le Canada continue de délivrer des permis d’études en 2026, avec une cible de 408 000 permis au total. Le nombre de nouveaux permis a été réduit par rapport aux années précédentes, mais le programme reste actif.

« Tous les étudiants doivent obtenir une PAL »

Faux. Plusieurs catégories en sont exemptées, notamment les étudiants de maîtrise et de doctorat dans un établissement public depuis janvier 2026, ainsi que certaines prolongations et groupes spécifiques.

« Tous les étudiants de master ou de doctorat sont automatiquement exemptés de LAP/TAL »

Faux. L’exemption ne s’applique qu’aux établissements publics. Un étudiant de maîtrise ou de doctorat dans un établissement privé reste soumis à l’obligation de LAP/LAT.

« Tous les diplômés obtiennent automatiquement un PGWP »

Faux. L’admissibilité dépend du niveau de diplôme, du domaine d’études pour les programmes non universitaires, et du respect des exigences linguistiques et des conditions du permis d’études pendant toute la durée des études.

« Il n’est plus possible de travailler pendant ses études »

Faux. Le travail hors campus reste autorisé jusqu’à 24 heures par semaine pendant les sessions, et sans limite sur le campus.

« Le Canada a supprimé les permis postdiplôme »

Faux. Le PGWP existe toujours en 2026, avec des règles précises concernant la langue, le domaine d’études pour certains niveaux, et la durée du permis selon le diplôme obtenu.

Questions fréquentes sur les études au Canada en 2026

Qu’est-ce qui change au Canada pour les étudiants internationaux en 2026 ?

Les principaux changements sont l’exemption de LAP/LAT pour les étudiants de maîtrise et de doctorat dans les établissements publics, la suppression du permis de travail coop distinct depuis avril 2026, et le gel de la liste des domaines d’études admissibles au PGWP pour l’année.

Combien d’étudiants internationaux le Canada prévoit-il d’accueillir en 2026 ?

Le gouvernement fédéral prévoit de délivrer jusqu’à 408 000 permis d’études en 2026, dont 155 000 destinés à de nouveaux étudiants et 253 000 à des prolongations pour des étudiants déjà présents ou de retour au Canada.

Qui doit obtenir une PAL ou une TAL en 2026 ?

Les candidats aux niveaux baccalauréat, collégial, diplôme et certificat dans un établissement public, ainsi que les candidats de maîtrise ou de doctorat dans un établissement privé, doivent obtenir cette lettre. Le Québec applique un système distinct basé sur le CAQ.

Les étudiants de master ont-ils besoin d’une PAL en 2026 ?

Non, à condition d’être inscrits dans un établissement d’enseignement désigné public. Les maîtrises dans un établissement privé restent soumises à cette obligation.

Les doctorants ont-ils besoin d’une PAL ?

Non, dans les mêmes conditions que pour la maîtrise : l’exemption s’applique aux doctorats poursuivis dans un établissement public depuis le 1er janvier 2026.

Peut-on encore travailler pendant ses études au Canada ?

Oui. La limite de travail hors campus reste fixée à 24 heures par semaine pendant les sessions d’études, sans limite pour le travail effectué sur le campus.

Quelles sont les nouvelles règles du PGWP en 2026 ?

Les règles introduites en novembre 2024 (exigences linguistiques et de domaine d’études) restent en vigueur en 2026, avec un gel de la liste des domaines admissibles pour toute l’année, offrant une meilleure prévisibilité aux candidats.

Tous les programmes permettent-ils d’obtenir un PGWP ?

Non. Les programmes de moins de huit mois ne sont pas admissibles, et les diplômes collégiaux ou non universitaires doivent figurer sur la liste des domaines d’études admissibles. Les baccalauréats, maîtrises et doctorats universitaires restent exemptés de cette restriction de domaine.

Les étudiants internationaux peuvent-ils encore faire un programme coop ?

Oui. Les stages coop restent possibles, et depuis avril 2026, ils ne nécessitent plus de permis de travail séparé : le permis d’études standard suffit, sous réserve que le stage soit obligatoire et limité à 50 % de la durée du programme.

Les règles sont-elles différentes au Québec ?

Oui. Le Québec exige un certificat d’acceptation du Québec (CAQ) en plus du permis d’études fédéral, applique ses propres exigences financières, et ne fonctionne pas selon le système de LAP/LAT utilisé par les autres provinces et territoires.

Est-il toujours possible de travailler après un diplôme canadien ?

Oui, via le permis de travail postdiplôme (PGWP), sous réserve de remplir les conditions liées au niveau de diplôme, au domaine d’études le cas échéant, et aux exigences linguistiques en vigueur.

Le Canada accepte-t-il encore les étudiants internationaux en 2026 ?

Oui. Le programme des étudiants internationaux reste actif, avec une cible annuelle de délivrance de permis, même si le nombre de nouveaux permis a été réduit par rapport aux années précédentes.

Que doit vérifier un étudiant avant de demander son permis d’études ?

Le statut d’établissement d’enseignement désigné (EED) de l’école visée, l’admissibilité du programme au PGWP si cet objectif est pertinent, la nécessité ou non d’une LAP/LAT selon son niveau et son établissement, le montant exact de preuve de fonds exigé selon la province visée, et les conditions spécifiques applicables à sa situation personnelle (conjoint, niveau d’études, province de destination).

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