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Pénurie d’enseignants au Canada : est-ce le bon moment pour suivre un Bachelor of Education ?

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Pénurie d’enseignants au Canada
Pénurie d’enseignants au Canada

Le Canada recherche de nouveaux enseignants, et certaines universités raccourcissent leurs formations pour répondre aux besoins des écoles. À partir de mai 2027, l’Ontario permettra de suivre un Bachelor of Education (BEd) en 12 mois au lieu de deux années universitaires. Les candidatures pour plusieurs de ces programmes sont déjà ouvertes, avec une date limite fixée au 2 novembre 2026 par le portail provincial d’admission TEAS.

Les perspectives d’emploi varient toutefois selon les provinces et les spécialités. La Banque d’emplois du Canada prévoit des perspectives très bonnes en Alberta et au Nouveau-Brunswick pour les enseignants du primaire et du secondaire sur la période 2025-2027, tandis qu’elles sont modérées dans plusieurs autres provinces.

Pour les étudiants qui envisagent une carrière dans l’enseignement, notamment les titulaires d’une licence ou d’un bachelor obtenu à l’étranger, la rentrée 2027 présente donc plusieurs possibilités. Encore faut-il choisir une formation menant réellement à la certification professionnelle, vérifier son admissibilité et prévoir son financement.

Le Canada manque-t-il réellement d’enseignants ?

La pénurie d’enseignants au Canada est une réalité dans certaines provinces, régions et disciplines, mais elle n’affecte pas uniformément l’ensemble du pays.

D’après la Banque d’emplois du gouvernement fédéral, les enseignants du secondaire présentent un risque modéré de pénurie de main-d’œuvre à l’échelle nationale pour la période 2024-2033. Les perspectives provinciales de recrutement pour 2025-2027 sont plus contrastées.

ProvincePrimaireSecondaire
AlbertaTrès bonnesTrès bonnes
Nouveau-BrunswickTrès bonnesTrès bonnes
Nouvelle-ÉcosseBonnesBonnes
OntarioModéréesModérées
QuébecModéréesModérées
Colombie-BritanniqueModéréesModérées

Source : Banque d’emplois du Canada, perspectives provinciales 2025-2027, mises à jour le 10 décembre 2025. Les catégories utilisées sont CNP 41221 pour le primaire et CNP 41220 pour le secondaire.

En Alberta, les besoins sont alimentés notamment par la croissance des effectifs scolaires et la création de postes. Dans certaines régions rurales, les établissements rencontrent aussi des difficultés à trouver suffisamment de personnel qualifié.

En Nouvelle-Écosse, la Banque d’emplois relève une demande particulièrement importante pour les enseignants de français et de mathématiques au secondaire. Les possibilités varient selon les matières que le candidat est autorisé à enseigner.

Le Nouveau-Brunswick présente également de bonnes possibilités pour les enseignants qualifiés. Cependant, les nouveaux diplômés peuvent commencer par des remplacements ou des contrats temporaires avant d’accéder à un poste permanent.

Une perspective d’emploi favorable n’équivaut donc pas à une garantie d’embauche. La certification provinciale, la matière enseignée, la langue de travail et la mobilité géographique jouent un rôle déterminant.

Qu’est-ce qu’un Bachelor of Education au Canada ?

Le Bachelor of Education (BEd), ou baccalauréat en éducation, est un diplôme universitaire de formation à l’enseignement. Dans plusieurs provinces anglophones, il permet aux titulaires d’un premier diplôme universitaire d’acquérir les compétences pédagogiques nécessaires pour enseigner au primaire ou au secondaire.

Le programme comprend généralement des cours de pédagogie, de gestion de classe, d’évaluation des apprentissages, de développement de l’enfant et de didactique des matières. Il intègre également des stages en milieu scolaire.

Il existe principalement deux parcours :

  • Le programme consécutif (consecutive BEd) : il s’adresse aux personnes qui possèdent déjà un premier diplôme universitaire, par exemple une licence en mathématiques, en langues, en sciences ou en histoire. Il ajoute une formation professionnelle en enseignement.
  • Le programme concomitant (concurrent BEd) : il combine une formation universitaire dans une discipline et une formation en enseignement. Sa durée totale est généralement plus longue.

Cette distinction est importante pour les candidats internationaux. Une personne qui possède déjà une licence ou un bachelor peut être admissible à un programme consécutif de 10, 12 ou 16 mois selon l’université, sans nécessairement devoir recommencer toutes ses études universitaires.

Les universités peuvent néanmoins imposer un nombre minimal de cours dans la discipline que le candidat souhaite enseigner, particulièrement au secondaire.

Autre point essentiel : le BEd n’est pas simplement un diplôme général en sciences de l’éducation. Pour exercer dans les écoles publiques, le futur enseignant doit généralement obtenir une certification ou une autorisation professionnelle auprès de l’organisme responsable dans sa province.

Ontario : le Bachelor of Education passe à 12 mois dès 2027

C’est l’une des évolutions les plus importantes pour les candidats à la rentrée 2027.

Le 10 avril 2026, le gouvernement de l’Ontario a annoncé une réforme de la formation initiale des enseignants. Le modèle consécutif de deux années universitaires, réparties sur quatre semestres, doit être remplacé par un programme de 12 mois et trois semestres consécutifs.

Le 1er septembre 2026, l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario a confirmé les modifications réglementaires permettant l’entrée en vigueur du nouveau modèle à compter du 1er mai 2027.

La formation conservera notamment :

  • Un minimum de 45 crédits postsecondaires, ou l’équivalent.
  • Trois semestres de formation professionnelle.
  • Au moins 80 jours de stage pratique.
  • Les exigences fondamentales nécessaires à la certification des enseignants.

Le gouvernement estime que cette réforme pourrait permettre aux étudiants d’économiser jusqu’à 3 000 $ CA en droits de scolarité, tout en entrant plus rapidement sur le marché du travail. Il a également annoncé 150 millions de dollars canadiens de financement supplémentaire pour les formations à l’enseignement, afin de soutenir notamment la création de 4 000 places additionnelles.

Ces montants représentent des mesures gouvernementales de financement et des économies potentielles. Il ne s’agit pas de bourses individuelles automatiquement versées aux nouveaux étudiants.

Plusieurs universités, dont Ottawa, Brock, Windsor et Queen’s, annoncent une première cohorte sous le nouveau modèle à partir de mai 2027. Western University prévoit quant à elle une rentrée en septembre 2027.

La réforme concerne le modèle de formation professionnelle consécutive. Elle ne signifie pas qu’une personne sans diplôme universitaire préalable pourra devenir enseignante en seulement 12 mois.

Pour consulter le cadre officiel, voir l’annonce de l’Ordre des enseignantes et enseignants de l’Ontario.

Admissions 2027 : quelles universités proposent un Bachelor of Education ?

Plusieurs établissements proposent des formations professionnelles en enseignement, avec des durées et des conditions différentes.

Université d’Ottawa : un BEd en français ou en anglais

L’Université d’Ottawa propose des formations à l’enseignement menant à un Bachelor of Education reconnu par l’organisme provincial de certification.

Les candidats peuvent choisir un parcours en français ou en anglais, selon leur projet professionnel. Les options comprennent notamment l’enseignement au primaire, aux niveaux moyen et intermédiaire, et au secondaire.

Pour la cohorte 2027, l’université annonce le lancement du nouveau programme en mai 2027.

Les candidats au programme francophone doivent obligatoirement réussir l’examen de compétence linguistique organisé par la faculté, même s’ils ont déjà étudié en français. Selon l’option choisie, d’autres évaluations, notamment le test Casper, peuvent être exigées.

La procédure passe par le portail provincial TEAS pour les programmes concernés.

Consulter le Bachelor of Education de l’Université d’Ottawa.

Université de l’Ontario français : un parcours francophone, mais pas pour les étudiants internationaux

Installée à Toronto, l’Université de l’Ontario français (UOF) propose un baccalauréat en éducation postdiplôme de 12 mois, destiné aux personnes qui possèdent déjà un diplôme universitaire.

Le programme est proposé à temps plein et à temps partiel. Il prépare notamment à enseigner au primaire, au niveau intermédiaire ou au secondaire dans les écoles de langue française de l’Ontario.

La rentrée est prévue en mai 2027, avec une période de candidature annoncée à partir du 10 septembre 2026.

Attention : l’université précise explicitement que son programme de BEd postdiplôme de 12 mois n’est pas accessible aux étudiants internationaux. Les personnes concernées doivent donc rechercher un établissement acceptant leur statut avant de déposer une demande payante.

Consulter les modalités d’admission de l’UOF.

University of New Brunswick : un BEd de 10 mois

Au Nouveau-Brunswick, l’University of New Brunswick (UNB), à Fredericton, propose un Bachelor of Education destiné aux titulaires d’un premier diplôme universitaire.

Son programme School Years permet d’obtenir les 60 crédits de formation en 10 mois. Il comprend notamment un stage intégré de 15 semaines dans les écoles du Nouveau-Brunswick.

Les candidats peuvent choisir une préparation à l’enseignement primaire ou secondaire selon leur formation antérieure.

Il s’agit d’un parcours intéressant à examiner pour les personnes qui disposent déjà d’un diplôme disciplinaire. L’enseignement est toutefois principalement organisé dans un environnement anglophone, et les exigences linguistiques ainsi que l’admissibilité internationale doivent être vérifiées directement.

Consulter le Bachelor of Education de l’UNB.

University of Prince Edward Island : un BEd de 12 mois en 2027

L’University of Prince Edward Island (UPEI) présente dans son calendrier universitaire 2026-2027 un Bachelor of Education postdiplôme de 12 mois, totalisant 60 crédits, avec une rentrée prévue en mai.

La formation propose des orientations vers l’enseignement primaire ou secondaire. L’établissement présente également un parcours Bachelor of Education – français langue seconde, destiné aux futurs enseignants du français.

Les candidats doivent posséder un diplôme universitaire reconnu et satisfaire aux critères académiques du programme. La date limite de candidature et les modalités applicables aux étudiants étrangers doivent être confirmées auprès de l’université.

Consulter le programme en français langue seconde.

University of Victoria : 16 mois pour enseigner au secondaire

En Colombie-Britannique, l’University of Victoria propose un Bachelor of Education postdiplôme destiné aux futurs enseignants du secondaire.

Ce programme de 16 mois combine préparation pédagogique, développement des compétences professionnelles et stages en établissement scolaire.

Contrairement aux programmes ontariens raccourcis, il conserve une durée supérieure à une année. Cela montre que les formations canadiennes ne suivent pas toutes le même calendrier.

Consulter le programme de l’University of Victoria.

Dates importantes pour les admissions en enseignement en 2027

En Ontario, les demandes aux programmes consécutifs de formation à l’enseignement sont centralisées par le Teacher Education Application Service (TEAS), administré par le Centre de demande d’admission aux universités de l’Ontario (OUAC).

DateÉvénement
Septembre 2026Ouverture des candidatures pour la cohorte 2027
2 novembre 2026Date limite générale TEAS à 23 h 59, heure de l’Est
11 janvier 2027Début possible de l’envoi des offres d’admission
15 février 2027Fin de la première ronde d’offres d’admission
Mai ou septembre 2027Début des formations selon l’université et le programme

Le calendrier général est confirmé par l’OUAC pour les admissions 2027.

Certaines universités peuvent appliquer des exigences documentaires ou des échéances internes plus précoces. L’Université de l’Ontario français, par exemple, mentionne le 1er novembre 2026 sur sa propre page d’admission. Les candidats doivent respecter la date la plus précoce applicable à leur dossier.

Le délai est particulièrement court pour les candidatures déposées depuis l’étranger. Il est donc important de vérifier immédiatement les conditions d’accès, les exigences linguistiques et la disponibilité des relevés de notes.

Peut-on étudier l’enseignement au Québec ?

Oui, mais le système québécois diffère sensiblement de celui de l’Ontario.

Au Québec, le parcours standard vers le brevet d’enseignement est généralement un baccalauréat de quatre ans en éducation préscolaire et enseignement primaire, en enseignement secondaire ou dans une autre spécialité reconnue.

Les personnes qui possèdent déjà un diplôme universitaire peuvent aussi examiner les maîtrises qualifiantes en enseignement, sous réserve de satisfaire aux exigences d’admission.

Le gouvernement propose également des parcours de qualification adaptés aux personnes qui enseignent déjà dans les écoles sans détenir le brevet exigé. Certaines formations permettent de poursuivre un emploi tout en développant les compétences nécessaires à la certification.

Ces parcours ne sont toutefois pas tous accessibles aux nouveaux étudiants internationaux ni aux candidats qui n’occupent pas déjà un poste au Québec.

En février 2026, l’Université TÉLUQ a notamment annoncé le développement de nouveaux baccalauréats à distance destinés au personnel enseignant non légalement qualifié. Leur ouverture est prévue en 2029 : il ne s’agit donc pas d’une admission disponible pour la rentrée 2027.

Les parcours actuellement reconnus sont présentés sur le site du gouvernement du Québec consacré à l’accès à la profession enseignante.

Combien gagne un enseignant au Canada ?

Les salaires constituent un élément important lorsqu’on envisage d’investir dans une formation universitaire professionnelle.

D’après la Banque d’emplois, les rémunérations horaires médianes au Canada sont de :

  • 43,27 $ CA de l’heure pour les enseignants du primaire et de la maternelle.
  • 45,67 $ CA de l’heure pour les enseignants du secondaire.

Ces chiffres proviennent de la période statistique 2023-2024 et ont été mis à jour le 19 novembre 2025.

Quelques exemples pour l’enseignement primaire :

ProvinceSalaire horaire médian
Ontario46,15 $ CA
Colombie-Britannique43,27 $ CA
Alberta38,46 $ CA
Nouveau-Brunswick37,98 $ CA

Source : Banque d’emplois, salaires des enseignants du primaire au Canada.

Ces données ne doivent pas être interprétées comme un salaire d’embauche garanti. Dans les écoles publiques, la rémunération dépend souvent de conventions collectives, de l’ancienneté, de la classification salariale et des diplômes reconnus.

Un nouvel enseignant peut également commencer par des remplacements ou des contrats à durée déterminée. Les conditions de rémunération de ces postes peuvent différer de celles d’un titulaire permanent.

Pour comparer les provinces, il faut donc examiner les grilles salariales des commissions scolaires ou des conseils scolaires, et non seulement la médiane nationale.

Quelles bourses et aides financières existent pour les futurs enseignants ?

Les possibilités de financement existent, mais elles sont très différentes selon la province et le statut de l’étudiant.

Ontario : des formations moins longues et potentiellement moins coûteuses

Avec le passage au BEd de 12 mois, le gouvernement ontarien estime que les étudiants pourraient économiser jusqu’à 3 000 $ CA en frais de scolarité par rapport à l’ancien modèle.

Cette réduction potentielle du coût de formation ne constitue pas une bourse. Les candidats doivent également examiner les bourses d’admission et les aides proposées directement par leur université.

Les étudiants admissibles au Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario (RAFEO/OSAP) peuvent étudier les dispositifs provinciaux. Ces aides ne sont pas automatiquement accessibles aux étudiants internationaux titulaires d’un permis d’études.

Québec : une bourse de 3 900 $ CA pour certains stages en enseignement

Le Québec propose une bourse de soutien à la persévérance et à la réussite des stagiaires destinée à certaines formations reconnues.

Pour le baccalauréat en enseignement et la maîtrise qualifiante en enseignement, le montant prévu est de 3 900 $ CA.

Le candidat doit notamment effectuer son dernier stage obligatoire dans un programme admissible, étudier dans un établissement reconnu et respecter les autres exigences du programme.

La bourse n’est pas versée dès l’admission : elle concerne une étape précise du parcours de formation. Les étudiants étrangers doivent faire confirmer leur admissibilité personnelle avant de prévoir cette somme dans leur budget.

Les formations et montants admissibles sont publiés sur Québec.ca.

Attention : les bourses Perspective Québec ne sont plus ouvertes aux nouveaux inscrits

Les bourses Perspective Québec ont longtemps constitué un dispositif important dans certains domaines d’études, dont l’enseignement.

Mais l’hiver 2025 a été la dernière session permettant d’entrer dans un nouveau programme admissible. Les étudiants déjà admissibles peuvent poursuivre le versement sous conditions, mais un candidat commençant ses études en 2027 ne peut pas compter sur ce dispositif.

Le gouvernement précise également que ces bourses sont réservées aux personnes répondant notamment aux conditions de citoyenneté canadienne ou de résidence permanente et de résidence au Québec.

Vérifier les conditions officielles des bourses Perspective Québec.

Nouveau-Brunswick : des aides pour la formation en français langue seconde

Le plan d’action Canada–Nouveau-Brunswick sur les langues officielles pour 2024-2028 prévoit le maintien de bourses de recrutement et de perfectionnement linguistique pour des étudiants de l’University of New Brunswick spécialisés dans l’enseignement du français langue seconde.

Le document prévoit notamment entre six et huit bourses de recrutement par année ainsi qu’entre six et huit aides au perfectionnement linguistique.

Il ne s’agit pas d’un appel universel garantissant un financement à tout candidat. Les étudiants doivent se renseigner auprès de l’université sur les montants, les conditions, les dates et la disponibilité pour leur cohorte.

Ces mesures figurent dans l’accord officiel Canada–Nouveau-Brunswick 2024-2028.

Les étudiants internationaux peuvent-ils suivre un Bachelor of Education au Canada ?

Oui, dans les établissements qui acceptent leur statut, mais l’admission universitaire, l’autorisation d’étudier et la certification professionnelle sont trois étapes distinctes.

Les étudiants étrangers doivent particulièrement vérifier les éléments suivants avant de déposer leur candidature :

  • Le programme accepte-t-il les candidatures internationales ?
  • Le diplôme étranger répond-il aux exigences d’études préalables ?
  • Le programme mène-t-il à la certification provinciale d’enseignant ?
  • Les stages sont-ils compatibles avec les exigences d’immigration et les autres vérifications requises pour travailler auprès des enfants ?
  • L’établissement et le programme sont-ils admissibles au permis de travail postdiplôme, si le candidat souhaite en demander un ?
  • Quels sont les frais de scolarité applicables aux étudiants étrangers ?

La disponibilité d’un programme pour les étudiants canadiens ne garantit pas son ouverture aux candidats étrangers, comme le montre l’exemple du BEd postdiplôme de l’Université de l’Ontario français.

Quel budget prévoir pour un permis d’études en 2027 ?

Le budget doit comprendre les droits de scolarité, les frais de subsistance, le transport et les dépenses liées à l’installation.

Pour les demandes de permis d’études présentées à compter du 1er septembre 2026, IRCC exige d’une personne seule souhaitant étudier hors Québec la preuve d’au moins 23 448 $ CA de frais de subsistance pour une année, en plus des droits de scolarité et du transport.

Les exigences diffèrent pour les études au Québec et pour les personnes accompagnées de membres de leur famille.

Ces montants étant susceptibles d’être actualisés, il faut consulter les exigences financières officielles d’IRCC au moment de la demande.

Peut-on travailler au Canada après un Bachelor of Education ?

Un diplômé international peut être admissible au permis de travail postdiplôme (PTPD) si l’établissement, le programme et sa situation satisfont à l’ensemble des règles d’IRCC.

Pour les diplômés d’un véritable baccalauréat universitaire, IRCC ne prévoit pas d’exigence spécifique concernant le domaine d’études. En revanche, les exigences générales continuent de s’appliquer, notamment le niveau linguistique minimal NCLC 7 en français ou CLB 7 en anglais dans les quatre compétences pour les demandes concernées.

L’obtention du diplôme ne garantit donc pas automatiquement le PTPD. Celui-ci ne remplace pas non plus la certification professionnelle nécessaire pour enseigner.

Les conditions détaillées figurent sur la page d’admissibilité au permis de travail postdiplôme.

Peut-on enseigner au Canada avec un diplôme obtenu à l’étranger ?

Les enseignants formés à l’étranger n’ont pas toujours besoin de recommencer une formation universitaire complète.

Comme l’enseignement scolaire est une profession réglementée au Canada, la reconnaissance des qualifications dépend de la province dans laquelle la personne souhaite exercer.

En Ontario, l’organisme compétent est l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario. Au Québec, les démarches relèvent notamment du ministère de l’Éducation et de ses procédures d’autorisation d’enseigner.

L’évaluation peut porter sur les diplômes, le contenu des études, la formation pédagogique, les stages et l’expérience professionnelle. Elle peut conduire à une reconnaissance, à des exigences complémentaires ou à la nécessité de suivre une formation reconnue.

Pour un enseignant déjà qualifié dans son pays, demander d’abord une évaluation de ses qualifications peut être plus pertinent que s’inscrire immédiatement à un nouveau BEd.

Le gouvernement fédéral présente les procédures et les organismes compétents dans son guide sur la reconnaissance des titres de compétences étrangers.

Est-ce le bon moment pour préparer une carrière d’enseignant au Canada ?

La rentrée 2027 offre plusieurs éléments favorables aux personnes qui souhaitent se former : des perspectives d’emploi encourageantes dans certaines provinces, une réduction de la durée du Bachelor of Education en Ontario et des programmes postdiplômes qui permettent aux titulaires d’une licence de ne pas reprendre un cursus universitaire complet.

Mais la démarche doit être adaptée au profil du candidat.

Vous possédez déjà une licence ou un bachelor : comparez les programmes consécutifs en enseignement, notamment en Ontario, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. Vérifiez les disciplines d’enseignement admises et les conditions d’accès selon votre statut.

Vous êtes titulaire uniquement d’un diplôme de fin d’études secondaires : recherchez plutôt un parcours universitaire initial ou concomitant. Le BEd accéléré de 12 mois en Ontario n’est pas un accès direct à la profession après le lycée.

Vous êtes déjà enseignant dans votre pays : examinez d’abord la reconnaissance provinciale de vos qualifications. Une formation complémentaire peut être nécessaire, mais elle n’est pas systématiquement identique pour tous les candidats.

Vous recherchez une formation financée : vérifiez les bourses universitaires, les aides provinciales et les possibilités de soutien aux stages. Aucune des mesures présentées ne doit être considérée comme une bourse complète automatiquement accessible à tous les étudiants internationaux.

Pour les candidats souhaitant intégrer un Bachelor of Education en Ontario en 2027, la démarche immédiate consiste à consulter les conditions d’admission TEAS et à préparer le dossier avant le 2 novembre 2026, tout en respectant les éventuelles échéances internes plus précoces des universités.

La demande de personnel enseignant peut ouvrir de réelles possibilités de carrière au Canada. Le choix d’une province où les besoins correspondent à sa spécialité, d’une formation reconnue et d’un parcours financièrement soutenable reste toutefois plus important que la seule rapidité d’obtention du diplôme.

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