Un étudiant étranger au Canada peut généralement travailler jusqu’à 24 heures par semaine hors campus pendant les périodes normales de cours. Pendant certains congés prévus au calendrier universitaire, cette limite disparaît : l’étudiant admissible peut alors travailler un nombre illimité d’heures hors campus.
Les règles sont différentes pour les emplois exercés directement sur le campus : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) n’impose actuellement aucune limite hebdomadaire aux étudiants qui remplissent les conditions.
Cours en session : 24 h/semaine maximum hors campus.
Congés scolaires admissibles : heures illimitées hors campus.
Travail sur campus : pas de limite d’heures imposée par IRCC, tant que l’étudiant reste admissible.
Qui peut travailler hors campus sans permis de travail ?
Posséder un permis d’études ne donne pas automatiquement le droit de travailler.
Pour travailler hors campus sans permis de travail distinct, l’étudiant doit notamment :
- être inscrit à temps plein dans un établissement d’enseignement désigné (EED/DLI) ;
- avoir commencé son programme d’études ;
- suivre un programme postsecondaire académique, professionnel ou de formation professionnelle ;
- être inscrit dans un programme d’au moins six mois menant à un grade, diplôme ou certificat ;
- posséder un permis d’études valide, ou avoir demandé son prolongement avant son expiration ;
- avoir sur son permis une condition autorisant le travail ;
- et posséder un numéro d’assurance sociale (NAS/SIN).
Au Québec, certains programmes de formation professionnelle de niveau secondaire peuvent également permettre de travailler hors campus lorsqu’ils répondent aux conditions fédérales.
24 heures par semaine : comment cette limite fonctionne-t-elle ?
Pendant un trimestre ou semestre normal, un étudiant admissible peut travailler jusqu’à :
24 heures par semaine hors campus
Il est possible de répartir ces heures entre plusieurs employeurs.
Par exemple :
- 12 heures dans un restaurant + 12 heures dans un commerce = 24 heures ;
- 15 heures dans un emploi + 9 heures dans un autre = 24 heures ;
- 20 heures dans un emploi + 8 heures dans un autre = 28 heures : non autorisé.
La limite porte sur le total des heures travaillées hors campus, et non sur chaque employeur séparément.
Votre permis indique encore 20 heures ? La limite est quand même de 24 heures
Certains étudiants possèdent encore un permis d’études imprimé avant le changement de règle et portant la mention de 20 heures par semaine.
IRCC précise qu’un étudiant qui continue de remplir toutes les conditions peut malgré cette ancienne mention travailler jusqu’à 24 heures par semaine hors campus.
Il n’est donc pas nécessaire que le permis affiche explicitement « 24 heures » pour bénéficier de la nouvelle limite.
Pendant les vacances, peut-on travailler à temps plein ?
Oui, lorsqu’il s’agit d’un congé officiellement prévu par l’établissement.
IRCC autorise alors les étudiants admissibles à travailler un nombre illimité d’heures hors campus.
Les exemples comprennent :
- les vacances d’été ;
- les vacances d’hiver ;
- certaines semaines de lecture ou reading weeks.
Depuis les clarifications introduites par IRCC, un congé doit généralement être :
- prévu officiellement par l’établissement ;
- et durer au moins 7 jours consécutifs.
Un simple jour férié ou un long week-end ne constitue donc pas automatiquement un congé permettant de travailler sans limite.
Attention aux congés très longs
IRCC impose également des limites aux périodes de congé prolongées.
Lorsque plusieurs congés se suivent et produisent une interruption de plus de 150 jours consécutifs, l’étudiant ne peut travailler hors campus sans limite que pendant les 150 premiers jours.
Au total, les périodes pendant lesquelles un étudiant peut travailler un nombre illimité d’heures hors campus pendant les congés ne peuvent dépasser 180 jours par année civile.
Et si le programme ne prévoit aucune vraie pause ?
Certains programmes fonctionnent toute l’année sans vacances universitaires formelles.
Dans ce cas, l’étudiant reste limité à 24 heures par semaine hors campus, même pendant une période qu’il considère personnellement comme plus calme.
Ce qui compte est le calendrier officiel de l’établissement, et non le nombre de cours suivis cette semaine-là.
Travail sur campus : aucune limite hebdomadaire imposée par IRCC
Le travail sur campus suit des règles différentes.
Lorsqu’un étudiant est admissible à travailler sur campus, IRCC indique qu’il n’existe aucune limite au nombre d’heures qu’il peut effectuer :
- pendant les semestres réguliers ;
- et pendant les congés prévus au calendrier.
L’employeur peut être notamment :
- l’université ou le collège ;
- un professeur ;
- une association étudiante ;
- une entreprise privée située sur le campus ;
- un sous-traitant fournissant des services à l’établissement ;
- ou même l’étudiant lui-même s’il exploite une activité physiquement située sur le campus.
Des règles du droit du travail, du contrat ou de l’établissement peuvent toutefois limiter les horaires en pratique.
Peut-on travailler 24 heures hors campus et en plus sur campus ?
La limite fédérale de 24 heures concerne spécifiquement le travail hors campus.
Le travail sur campus relève d’un régime distinct pour lequel IRCC n’impose actuellement pas de limite hebdomadaire aux étudiants admissibles.
Il ne faut donc pas additionner automatiquement toutes les heures sur campus aux 24 heures hors campus pour appliquer le plafond fédéral.
L’étudiant doit cependant rester activement engagé dans ses études et respecter toutes les autres conditions de son permis.
Les étudiants à temps partiel peuvent-ils travailler ?
En règle générale, l’étudiant doit étudier à temps plein.
Une exception importante existe pour le dernier semestre.
Un étudiant peut continuer à travailler hors campus s’il est à temps partiel uniquement parce qu’il lui reste moins de cours à terminer et qu’il :
- est dans son dernier semestre ;
- a été à temps plein pendant les semestres précédents de son programme au Canada ;
- et continue de remplir les autres conditions.
La même logique permet à certains étudiants en dernier semestre de continuer à travailler sur campus.
En congé autorisé, le travail hors campus est interdit
Un étudiant qui prend un congé autorisé de ses études ne peut pas continuer à travailler hors campus comme s’il était toujours en période normale d’études.
La même règle s’applique généralement lorsqu’un étudiant change d’établissement et se trouve temporairement sans suivre de cours.
Il peut reprendre son travail lorsqu’il reprend effectivement ses études et remplit à nouveau les conditions d’admissibilité.
Les cours de langue donnent-ils droit au travail hors campus ?
Pas lorsqu’un étudiant est uniquement inscrit :
- à des cours d’anglais langue seconde ;
- à des cours de français langue seconde ;
- à des cours d’intérêt général ;
- ou à des cours préparatoires nécessaires pour entrer ensuite dans un programme principal.
Dans ces situations, le droit automatique au travail hors campus ne s’applique généralement pas.
Nouveauté 2026 : changement important pour les stages coop
Depuis le 1er avril 2026, les étudiants internationaux de niveau postsecondaire n’ont plus besoin de demander un permis de travail coop séparé pour effectuer certains stages obligatoires intégrés à leur programme.
Pour être admissible, le stage doit notamment :
- être obligatoire pour terminer le programme ;
- être approuvé par l’établissement ;
- être confirmé par une lettre du DLI ;
- et représenter au maximum 50 % de la durée totale du programme.
Les stages concernés peuvent inclure :
- les stages coop ;
- les internships ;
- les practicums ;
- certains programmes de mentorat.
Pour ces placements obligatoires, IRCC précise qu’il n’existe pas de limite hebdomadaire d’heures. La règle des 24 heures hors campus ne doit donc pas être appliquée mécaniquement à un stage universitaire obligatoire admissible.
Peut-on travailler à distance pour une entreprise étrangère ?
IRCC indique qu’un étudiant peut travailler à distance depuis le Canada pour un employeur situé à l’extérieur du Canada, à condition de continuer à respecter les conditions de son permis d’études.
Ce travail à distance ne compte pas dans la limite des 24 heures par semaine de travail hors campus.
La fiscalité canadienne et les autres règles applicables au travail à distance peuvent néanmoins créer des obligations séparées.
Que se passe-t-il après la fin des études ?
La fin du programme change immédiatement le cadre juridique.
Un étudiant ne doit pas simplement continuer à travailler sous les règles applicables pendant ses études sans vérifier son nouveau statut.
Après l’obtention de la confirmation officielle de fin de programme, il peut notamment travailler un nombre illimité d’heures s’il :
- était autorisé à travailler hors campus pendant ses études ;
- a déposé une demande de permis de travail, notamment un PGWP, avant l’expiration de son permis d’études ;
- et attend la décision d’IRCC.
Dans le cas du PGWP, IRCC précise que l’étudiant peut travailler à temps plein pendant le traitement de la demande s’il avait un permis d’études valide au moment du dépôt, avait terminé son programme et avait respecté les limites de travail pendant ses études.
Si la demande est refusée, il doit cesser de travailler dès que le refus lui est communiqué.
Et entre deux programmes d’études ?
Une autre exception permet parfois de travailler entre deux programmes.
L’étudiant peut travailler sans limite entre la fin d’un programme et le début du suivant s’il remplit notamment toutes les conditions suivantes :
- il était autorisé à travailler hors campus pendant le programme précédent ;
- son permis d’études reste valide ou il a demandé sa prolongation à temps ;
- il possède une confirmation écrite qu’il a terminé son ancien programme ;
- il a reçu une nouvelle lettre d’admission dans un programme à temps plein d’un DLI ;
- et ce nouveau programme commence dans les 150 jours suivant la confirmation de fin du précédent.
Travailler plus de 24 heures peut avoir des conséquences sérieuses
IRCC considère le dépassement du plafond de travail hors campus comme une violation des conditions du permis d’études.
Les conséquences peuvent notamment comprendre :
- la perte du statut d’étudiant ;
- des difficultés lors d’une future demande de permis d’études ou de travail ;
- des conséquences sur l’admissibilité au PGWP ;
- et, dans certains cas, l’obligation de quitter le Canada.
IRCC demande donc aux étudiants de conserver eux-mêmes une trace de leurs heures travaillées.
Cette obligation concerne aussi les travailleurs autonomes.
Tableau récapitulatif
| Situation | Limite en 2026 |
|---|---|
| Travail hors campus pendant les cours | 24 h/semaine maximum |
| Travail hors campus pendant un congé scolaire admissible | Heures illimitées |
| Travail sur campus | Aucune limite IRCC |
| Stage coop obligatoire admissible au postsecondaire | Pas de limite hebdomadaire |
| Travail distant pour un employeur situé hors Canada | Ne compte pas dans les 24 h hors campus |
| Après dépôt admissible d’une demande de PGWP | Temps plein pendant le traitement |
La vérification la plus importante avant de commencer à travailler
Avant d’accepter un emploi, l’étudiant doit lire les conditions imprimées sur son permis d’études et vérifier qu’il reste admissible au travail.
Il doit également obtenir un NAS lorsque celui-ci est nécessaire.
Le droit de travailler n’est pas seulement lié au nombre d’heures : il dépend aussi du type de programme, du statut d’inscription, de la validité du permis et de la situation académique de l’étudiant.
Sources officielles
IRCC — Travailler hors campus à titre d’étudiant étranger
IRCC — Travailler sur le campus en tant qu’étudiant étranger
IRCC — Stages coop et stages professionnels pour étudiants étrangers





Laisser un commentaire